The Bloom Space by Eugénie Lambert

Lugdivine Meytre - Pilates, méditation & joie pour une vie saine

Eugénie Lambert Season 2 Episode 9

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Dans cet épisode de The Bloom Space Podcast, j’ai le plaisir d’accueillir Ludivine Pilat, plus connue sous le nom de "ludipilates".

Ancienne nageuse en natation artistique, entrepreneure, professeure de Pilates, organisatrice de retraites bien-être et autrice du livre Pilates, plaisir et protéines, Ludivine partage avec beaucoup de sincérité son parcours de vie et sa relation au corps.

Nous parlons de sport de haut niveau, de discipline, de troubles du comportement alimentaire, de méditation, de santé mentale et de cette quête que nous connaissons si bien : apprendre à se réconcilier avec soi-même.

Au fil de la conversation, Ludivine raconte comment elle est passée d’un corps vécu comme un outil de performance à un corps devenu partenaire de vie. Nous explorons également le rôle du mouvement, du Pilates, de la méditation et des rituels quotidiens dans la construction d’un équilibre plus durable et plus doux.

Dans cet épisode, nous abordons :

  • Son parcours d’athlète de haut niveau en natation artistique
  • Les injonctions liées au corps et à la performance
  • Son combat contre les troubles du comportement alimentaire
  • Comment le Pilates a transformé sa relation à elle-même
  • La méditation comme chemin de reconnexion et d’apaisement
  • Les retraites bien-être et le pouvoir du collectif
  • La place du plaisir dans une vie saine
  • Pourquoi il est temps d’arrêter de vouloir être parfait(e)

Bonne écoute !

SPEAKER_00

Bonjour et bienvenue sur le podcast The Bloom Space. Je suis Eugénie Lambert, anciennement journaliste et aujourd'hui fondatrice du studio de méditation moderne Bloom. Alors Bloom c'est quoi

UNKNOWN

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SPEAKER_00

D'abord un studio mais aussi une application. The Bloom Space c'est la première application de méditation qui vous fait découvrir cette pratique au travers de l'assise mais aussi du mouvement et comme un art de vivre. Le podcast The Bloom Space c'est des conseils et des conversations passionnantes avec des experts bien-être, des entrepreneurs méditants et vous qui méditez tous les jours. Alors à quoi ressemble votre pratique

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Qu'est-ce que la méditation signifie pour vous

UNKNOWN

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SPEAKER_00

Comment cet outil vous accompagne dans vos vies

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Découvrons cela ensemble. Bonjour à tous et bienvenue sur le podcast The Bloom Space. Aujourd'hui, je suis ravie d'accueillir Ludie Pilat. J'adore, on m'appelle Ludie Pilat. Alors, sinon c'est Ludivine. Je sais que c'est Ludivine, mais Ludivine. C'est le nom de scène, t'as raison. Le nom de scène, entre guillemets, bien sûr. Bienvenue Ludie, je suis trop contente de t'accueillir sur le podcast. Ludie, c'est une femme qui incarne le mouvement, la discipline et aussi la transformation. On va en parler juste après. Ancienne nageuse en natation synchronisée, un sport exigeant à la fois esthétique ultra rigoureux. Elle a très tôt développé une connexion fine au corps, au souffle et à la performance. Aujourd'hui, elle enseigne le Pilates, mais de manière un peu différente. Elle est aussi autrice. Elle va nous en parler d'ailleurs. Le nouveau-né

UNKNOWN

!

SPEAKER_00

Pilates, plaisir et protéines aux éditions Flammarion. Ce qui sort le 15 avril. Exceptionnel. Donc là, on est le 14 avril. Ceci est une avant-première. Au travers de ton parcours, il y a quelque chose, je trouve, qui est très beau. C'est le passage d'un corps qui est outil de performance à un corps qui devient allié de vie, n'est-ce pas

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Donc dans cet épisode, on va parler de mouvements, de disciplines, de rapports au corps, mais aussi d'entrepreneuriat parce que vous allez voir Ludivine a plusieurs casquettes. Qu'est-ce que ça veut dire vraiment finalement habiter son corps et l'habiter dans la joie, la bonne humeur comme tu le sais faire

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

C'est une très bonne question pour commencer. Alors oui, c'est grâce au pilates que j'y suis arrivé à cette représentation Puisqu'avant, comme tu le disais, en natation synchronisée, alors maintenant ça s'appelle natation artistique. Ah, ça ne s'appelle plus natation synchronisée

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Récemment. Dans tous les cas, j'étais avant dans une, tu sais, un peu dans une essoreuse avec toutes mes copines. On nageait en équipe, en solo, en duo. Et il y avait ces objectifs de compétition, de faire partie de l'équipe de France ou de nager en club. Et donc, évidemment que tu ressens ton corps, tu ressens des courbatures, tu ressens parfois même des blessures. Enfin, il se passe plein de choses. Mais on est vraiment aussi là-dedans, dans le mindset. Et le sport de haut niveau, c'est aussi apprendre à se connaître, mais parfois aussi apprendre à ne pas s'écouter. Donc, aller au-delà d'eux. C'est bien d'aller au-delà d'eux parce que ça te montre aussi, après, plus tard en entreprise, que tu es capable. Ça donne une forme de confiance sur ton parcours, sur ton chemin. Mais, en tout cas, en ce qui me concerne, j'étais très et aussi des problèmes avec mon corps à l'aimer quand on te fait des réflexions autour de tu as pris du poids après un voyage aux USA, etc. Donc, c'est plutôt la tête qui te dit que tu n'es pas assez musclé, pas assez mince. Tu peux mettre ce que tu veux derrière. Mais il y avait cette notion de dans la compétition, tu peux être mieux, tu peux être la meilleure version de toi. On adore. On adore. Bref, tout ça pour dire que habiter mon corps, c'est arrivé sur le tard. Avec les grossesses aussi, ça m'a aidé. à me reconnecter. Mais je dirais que c'est un chemin et qu'aujourd'hui, j'apprends encore à être de plus en plus... Alors peut-être que c'est avec l'âge aussi. Tu sais, quand tu commences à te connaître, à te découvrir, il y a vraiment aujourd'hui un apaisement, comme si j'avais déposé les armes et ça fait un bien fou. C'est ce fameux « lâchez-vous la grappe, foutez-vous la paix » de Fabrice Millet que j'adore. J'adore, ouais. Ce « foutez-vous la paix » qui fait du bien parce que tu te rends compte que quand tu lâches un objectif, quel qu'il soit, physique ou de performance, c'est souvent qu'il arrive, que ça finit par arriver. Ce qu'on voit aussi en méditation, tu le fais sans objectif derrière. C'est vrai, c'est très beau. Merci pour ce démarrage. Déjà, ça y est, on est parti dans l'inspiration, je me sens déjà très bien. On a des ponts, évidemment. J'aime bien poser cette question parce que c'est un peu la première question qu'on pose souvent, mais comment est-ce que tu te décrirais Qui es-tu Ludivine

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Et tu peux vraiment te présenter de la façon dont tu veux. Oui, c'est vrai qu'on a tendance à se présenter et à s'identifier à ce que l'on fait. Exactement. Et donc tu vois, quand tu me dis Ludipilate, c'est vrai que j'ai cette étiquette, mais en fait je fais plein de choses. Je suis avant tout une femme de 48 ans, maman de deux enfants en couple depuis plus de 15 ans, même plus, je compte plus, 16 ans, 17 ans, quelque chose comme ça. Je suis originaire d'Aix-en-Provence, j'ai grandi. Le soleil est très important pour moi dans ma vie. Et puis, je fais ce que tu disais, je fais plein de choses. Je suis professeure de pilates depuis 10 ans. Je suis aussi agent de voyage depuis peu, mais cette casquette qui me sert pour organiser mes escapades de pilates tous les mois. Ah oui, génial

UNKNOWN

!

SPEAKER_00

De façon légale. Oui, j'ai entendu parler de tout ça, justement. Oui, parce qu'on ne le sait pas forcément, mais quand tu en enfin de toute façon aussi fréquente que

SPEAKER_01

moi,

SPEAKER_00

tu dois avoir une assurance vraiment comptée pour être en règle en tout cas. Et puis je suis aussi franchisée d'une enseigne qui s'appelle Amorino depuis 2010 et c'est grâce à Amorino que je suis arrivée au pilates sur les conseils d'un ostéopathe parce que j'avais mal au dos et que le pilates était très conseillé, il l'est toujours d'ailleurs, c'est souvent une porte d'entrée pour pratiquer et puis après moi je me suis formée parce que j'adorais. Voilà un peu tout mon univers. Et j'ai aussi un chat. J'allais oublier que j'avais un chat. J'adore. Je suis en train de me questionner sur les animaux de compagnie en ce moment. J'ai préféré avoir un chien, mais un chien à Paris, c'est compliqué. Oui, je sais. C'est compliqué. Comme je pars souvent, le chat, tu peux le laisser aux voisins, tu peux te débrouiller. Il s'appelle comment ton chat

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

C'est Plume. Oh, Plume. Je ne sais pas qui est un peu... Pas Plume. Doudou. C'est mon Doudou. Oh, tellement chou. Trop bien. Merci un infiniment, Ludie, pour cette super intro. J'aimerais bien revenir à la genèse. La petite Ludie, comment est-ce qu'elle a grandi

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

T'es devenue athlète quand même de haut niveau assez rapidement. J'imagine que de mes copains athlètes de haut niveau que je connais, leur enfance, c'est quand même assez rythmé par le sport et ça laisse pas beaucoup de place au reste, souvent. Oui, c'est vrai. C'est vrai que c'était ça. Écoute, moi, j'ai grandi, donc je suis fille unique. J'ai tout de suite... J'ai appris à nager quasiment en même temps que... Non, j'exagère, mais à 3-4 ans, je nageais. Et j'ai toujours aimé être dans l'eau. Et il se trouve que c'est ma maman qui avait entendu parler de ce mélange de sport et de danse dans l'eau à Aix-en-Provence. C'est comme ça que je me suis fait des copines pour la vie aussi. Alors, tu sais, ça commence, c'est toujours pareil. Au départ, c'est un sport qui est loisir. Donc, tu commences par un entraînement par semaine. Puis ensuite, tu y prends goût. Et puis, ça commence à prendre un peu plus de place, toujours en loisir. Et puis après, il y a le groupe compétition. Et les entraînements se multiplient. Et du coup, tu laisses les activités que tu avais autour. Parce que moi, je faisais aussi du tennis. Enfin, tu vois, je faisais d'autres choses. Et c'est ça qui prend de la place. Parce qu'après, c'est aussi les week-ends, les compétitions. Puis après, les stages. Bref, tu passes ta vie dans l'eau. Tu as la limite des branchies, des écailles, des cheveux. Je me souviens très bien que, tu sais, il y a toujours eu une époque dans ton adolescence tu as envie aussi de tester de nouvelles couleurs de cheveux. Mais dans le chlore, ça devient très vite vert. C'est très mais j'en garde un souvenir je pense que si c'était à refaire je referais tout pareil parce que c'est des amitiés alors je vois moins mes copines je crois que ici tu as Julia qui entraîne dans ton studio qui a pas mal entraîné c'est trop drôle tu vois par exemple à Las Vegas à l'époque elle nageait pour le soleil et tout ça ça nous crée des liens et c'est avide Donc oui, ça prend beaucoup de place et en même temps, ça t'apprend aussi une forme de discipline. Aujourd'hui, c'est un mot qui fait peur, mais je ne crois pas. En tout cas, moi, c'est plutôt rassurant, ça libère de l'espace. Parce que quand je sais, par exemple, que mon sport est fait, je te parle d'aujourd'hui en tout cas, je suis libérée, je n'ai plus ça à faire et mon sport me fait du bien. Il me met dans mon corps. Je descends de pour habiter ici. Et quand les gens disent, oh là, cette discipline, mais c'est toujours pareil, cette routine, en plus le morning routine, c'est vrai que quand on entend trop les mots, on s'en fatigue. Alors que c'est bien aussi, la bienveillance, la résilience, tous ces mots qu'on entend, les mots valises. Mais en attendant, quand tu prends le mot tel qu'il est, c'est ça, ça fait du

SPEAKER_01

bien.

SPEAKER_00

Avoir une discipline, je trouve que c'est pour faire du bien, pour moi en tout cas. Oui, tout à fait, super. Donc oui, c'était une discipline et ça l'était du coup pour faire ton travail d'écolière. On va dire que tu sais que de telle heure à telle heure, tu es dans l'eau, que si tu t'organises pas avant, après ça va être plus dur. Donc une forme de rigueur qui fait qu'à l'école ça marche aussi normalement à peu près. Et ça tu en as fait jusqu'à quel âge

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Alors jusqu'à 18 ans et ensuite je suis partie en prépa HEC et en école de commerce à Nice. Et de j'ai pu, grâce à une amie qui m'a mise en contact, à pouvoir entraîner aussi l'ONM, le club de Nice Natation. À la fois un groupe de petites, d'espoir, et puis un groupe un peu plus juniors, seniors, c'était rigolo parce que celle-ci, il fallait y aller. Je me souviens de sortir avec plus de voix parce que j'ai gueulé, parce que par-dessus la musique, j'étais ensemble. En même temps, ça, c'est des profils qui marquent. Moi, j'ai joué au basket quand j'étais jeune et je me souviendrai de tous mes coachs comme des personnes qui ont marqué ma vie avec des valeurs que je garde encore aujourd'hui. Je suis toujours en lien avec certaines, évidemment, avec qui j'avais créé des liens. C'est rigolo de voir qu'elles ont grandi, qu'elles elles ont parfois aussi construit des familles, et puis ça fait vieille. Non mais c'est trop chou, non mais bien sûr. En même temps, tu n'étais pas très vieille quand tu faisais ça, donc ça va. Ça reste des choses à la vie. Et alors ensuite, comment est-ce que tu passes de Nice à Paris

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Alors, écoute, ce n'est pas compliqué. À cette époque, tu vois, j'étais diplômée en 2001, c'était assez facile d'avoir un job avant même d'être diplômée, avant qu'il y ait cette bulle qui éclate. Donc moi, je suis partie, je me suis engouffrée dans cette voie royale de l'audit et du conseil. Tu disais que tu allais faire un peu plein de types de missions différentes. Et comme ça, tu déciderais après de ce que tu voulais faire plus tard. Alors que moi, je voulais faire prof de sport. Mais que, on m'avait dit, enfin, surtout mon père m'avait dit, tu sais, tu n'as pas gagné beaucoup. Moi, je ne te conseille pas de faire ça. Mais vous avez écouté. Bon, je suis montée à Paris. Quand on vit dans le sud, on est montée à Paris. Et au départ, je m'étais dit, écoute, ça sera pour deux ans ça va aller, je me souviens très bien le premier mois c'était le stage démarré en avril 2001 et je crois qu'il avait pleuvoir 29 jours, 28 jours et j'avais dit à mes parents, je me souviens encore tu vois il y avait des téléphones, ça arrivait et je disais non mais moi je vais pas tenir, c'est pas possible heureusement il y avait cette ligne TGV au départ Paris-Marseille c'était 5h c'était passé à 3h donc génial ça arrivait tu sais c'est vrai, ouais ouais, ça fait 5h sans s'en rappeler bah oui parce que moi je descends ou à une fois ou deux par mois. Ah oui, cinq heures, c'est long. Prends le soleil. Bien sûr. Et puis, je ne sais pas, il y a un truc dans Paris, finalement, quand tu es jeune et que finalement, j'avais la chance d'avoir un stage rémunéré aussi parce que ça, c'est pareil. Et quand tu peux profiter de Paris, c'est génial parce que tu as tout. Tu peux sortir. Moi, j'adore danser, donc je sortais beaucoup. Le ciné, le resto, enfin bref, c'est comme ça que tu vis. C'était des super années. Génial. OK. Donc, tu es à Paris maintenant. Moi, il me manque un petit bout jusqu'à la franchise Amorino, parce que ça, je trouve ça génial. Oui, il manque un gros bout, il manque 10 ans. Moi, il y a 10 ans. Ok, il y a 10 ans. J'étais journaliste avant, donc j'essaie de recomposer la presque. Ok, très bien. Qu'est-ce qui se passe pendant ces 10 ans

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Et après, moi, j'adore Amorino. J'en ai un pas très loin de chez moi. Moi, j'habite dans le 15e, rue du Commerce. Mais c'est le mien. C'est pas vrai

UNKNOWN

!

SPEAKER_00

Je vais chez toi

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Oui. Mais c'est génial

UNKNOWN

!

SPEAKER_00

Mais je suis trop contente

UNKNOWN

!

SPEAKER_00

Mais tu sais que j'y vais depuis que j'ai déménagé dans le 15e. demander, parce que 15ème, bon... Bah attends, il marche hyper bien

UNKNOWN

!

SPEAKER_00

Ouais, ouais, bien sûr. Mais je suis trop contente. Quand je dis bien sûr, non, c'est pas une évidence, mais on a la chance d'avoir des produits qui sont relativement accessibles. Enfin, tu vois, c'est des produits de plaisir. Ouais, ouais. Et donc, rue du commerce, on a un mouffetard, et puis Gaîté et rue de Rennes. Ah, trop bien

UNKNOWN

!

SPEAKER_00

Ok, génial

UNKNOWN

!

SPEAKER_00

Et c'est un produit passion. Moi, j'étais cliente avant de devenir... Mais moi, j'adore

UNKNOWN

!

SPEAKER_00

J'adore, parce que... Et puis, mes filles adorent, on fait la fleur, tu vois. La fleur, bien sûr. Franchement, on est à 5 minutes à pied de chez moi. Ah oui

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Donc, c'est quand même vraiment top. Et puis quand j'étais enceinte, de ma première, j'y allais sur toutes mes frénésies fraises et compagnie. Ce n'est pas un cliché, malheureusement, j'avais hyper envie de sucre, surtout qu'on m'avait dit diabète gestationnelle à la fin de l'an. Moi aussi. Je ne sais pas comment j'ai fait pour ne pas en développer, parce que j'avais pris énormément de poids. Mais je passais ma vie, je travaillais jusqu'à la fin. En 2012, j'étais derrière en train d'essayer d'attraper les glaces qui étaient sur le deuxième rang. J'avais des chevilles et des poteaux à la place des gens, parce parce que j'avais beaucoup de rétention

SPEAKER_01

d'eau, c'était un carnage. Ok, donc je viens chez toi.

SPEAKER_00

C'est incroyable. C'était complètement inattendu. Il n'y a pas un jour je me suis dit tiens, j'adore les glaces et je vais venir franchir. Non, ça ne s'est pas fait comme ça. Il y a eu d'abord ces dix années d'apprentissage, du conseil, de l'audit aussi en système d'information. C'était d'abord chez Arthur Anversen, puis Instagram. Et puis après chez Eurogroupe, donc une boîte française, dans laquelle j'ai fait vraiment des super rencontres et puis ils m'ont autorisé à la fin cette forme, tu sais les ruptures conventionnelles ça se fait encore bien sûr, mais pas autant qu'avant. Il y a vraiment une réglementation parce que je crois qu'il y a eu aussi des abus. Moi j'étais arrivée à une forme de fin, d'épuisement, de ras-le-bol, de perte de sens aussi. Donc il fallait que ça s'arrête, mais à la fois pas envie forcément d'être embauchée par le client en face. Moi j'étais dans la partie assurantielle, donc assurances et banques, et je ne me voyais pas m'épanouir là. Et la chance que j'ai eue, les bonnes rencontres au bon moment, c'est de rencontrer mon conjoint qui avait, à ce moment-là, alors que j'habitais, moi, rue des Rosiers, donc à côté de la boutique qui était

SPEAKER_01

rue Vieilles

SPEAKER_00

du Temple. Et cette boutique, j'adorais puisque j'étais cliente et j'avais tout le temps du monde. Et là, hasard, mais bon, il n'y a pas de hasard, il me dit, mais tu sais, moi, je connais le franchisé de Cassis. On pourrait d'ailleurs l'appeler parce que je pense qu'il en a l'air d'être ravi. Et puis ça s'est fait très, très vite. Ça s'est enchaîné en six mois. Rencontre, à l'époque c'était facile d'ouvrir Anna Morino, enfin plus facile qu'aujourd'hui, d'y rentrer. Et je te dis, les éléments se sont alignés. On cherchait plutôt rive droite, ça s'est fait rive gauche. On a rencontré les deux fondateurs, les Italiens, qui sont des amis, enfin des amis, pas amis, mais en tout cas qui sont des chouettes personnes, avec des valeurs et très humaines. C'est bien de le souligner, de le rappeler, c'est une chouette franchise, en tout cas. Et il y a eu ce changement, malgré les réticences de l'entourage. Tu sais, quand tu dis, que ce soit les parents ou même les copains, ouvrez un glacier à Paris, on ne te dit pas, waouh, l'idée du siècle, tu vois. On te dit au contraire, le glacier, qu'est-ce que tu vas vendre

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Ça peut pleuvoir ici. Oui, pourquoi tu ne vends pas des verres au chocolat

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Oui, un autre. Je comprends. Et puis, je ne sais pas, on a eu beaucoup de chance aussi. C'est hyper bien, en toute saison. Oui, mais tu vois... Moi, je passe tous les jours par la rue du commerce à vélo. La rue de Rennes, par exemple, c'est un échec. La rue Grelle est vraiment difficile à Paris. C'est un endroit tous les commerçants ferment. Oui, j'ai vu. Mais les loyers sont trop chers. C'est l'avenue, normalement, la plus commerçante après celle des Champs-Élysées. Mais les loyers sont exorbitants. C'est la crise aussi. Il y a moins de trafic qu'avant, j'ai l'impression. Et puis voilà. Heureusement qu'on a ouvert avec la première, qui était rue de la Gaîté, parce que les théâtres et tout ça. Et le pilote est arrivé assez rapidement parce que Quand tu ouvres ton business à toi, c'est vrai que tu y passes du temps et beaucoup de temps. Tu fais les ouvertures, tu fais les fermetures, tu es derrière, tu te fais les livraisons. Et à un moment, même si j'ai toujours été sportive, tu as mal au dos. Et l'ostéo te dit, écoute, je pense qu'à côté de nos séances, il faut quand même que tu fasses du pilates. Et Julia m'en avait parlé un peu parce que Julia s'était déjà formée aux États-Unis et elle m'avait donné des premiers cours. Elle m'avait dit, c'est super. Et deux personnes qui t'en parlent de façon assez rapprochée, tu dis, il y a un truc, on va faire des cours. Et puis, le prof était juste génial. C'est vraiment une rencontre, tu sais. Et j'en ai une maintenant, j'ai ma prof aussi, mais c'est des gens que j'aime depuis dix ans. Alors Kelly, il faudrait que je le revois. Je vois plutôt Carolina maintenant. En tout cas, des gens qui sont des pros et qui t'enseignent bien. Parce que le pilates aujourd'hui, ça ne t'a pas échappé, c'est très à la mode. Il y a beaucoup, beaucoup trop d'ouvertures de studios avec des gens qui ne sont pas spécialement formés. Et c'est dangereux pour... à la fois pour notre pratique à nous, il y a une fédé qui encadre tout ça, avec des règles, avec de la sécurité, et puis on ne peut pas faire n'importe quoi avec les corps que l'on a en

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face.

SPEAKER_00

Et là, on est parti sur du fitness pilates, du fitness réformeur. Les gens pensent que juste on a un réformeur, on va pouvoir faire du fitness. Et donc, j'ai fait une aparté. Et puis on peut se blesser vraiment. Et puis moi, j'ai des filles qui me disent, moi j'ai essayé à tel endroit, du coup je n'ai pas compris, ce n'était pas du tout ce que tu me disais, et puis je me suis fait mal. Et puis il n'y a pas le temps de... Il faut se concentrer sur la respiration pilates qui est hyper importante en fait. C'est la clé. C'est de la paix de conscience. De mettre de la musique aussi. C'est chouette la musique. Moi, j'en mets dans mes escapades, mais à la fin d'un cours, c'est plus du pilates. Ça n'a rien à voir. Donc, je ne sais plus dans quoi je suis partie. Non, mais en gros, tu disais que l'aventure à Morino, ça t'a forcé à réfléchir à comment je prends soin de mon corps. Et c'est comme ça que le pilates est arrivé dans ta vie. Exactement. Donc, tu t'es formée. Et puis, c'est grâce au confinement que j'ai mesuré, enfin, l'ampleur du truc, de faire des lives un peu tous les matins. C'est fou, moi je pensais que tu donnais des cours depuis plus longtemps que ça, incroyable

UNKNOWN

!

SPEAKER_00

Je donnais des cours entre 2017 et 2020, en studio. Donc c'était chez Key et au Tigre, rue de Gauche. Et puis j'en ai donné, je crois, peut-être dans d'autres studios, je ne me souviens plus, mais oui, bien sûr. Je me suis construit aussi des copines et des clients, une clientèle grâce au studio. Parce que sinon, en lançant très rapidement les zooms, tu vois, les zooms, je pense, le 15 mars, je les faisais, le plan de main, le dimanche 15

SPEAKER_01

mars,

SPEAKER_00

je lançais les zooms et puis les lives. Et si je n'avais pas eu cette base de femmes avec moi, je n'aurais pas donné de cours. Donc, ça s'est... Et donc, tu as fait des lives Instagram, tu as commencé à construire une audience. Ah oui, génial. Tu sais comment ça se passe, c'est viral. Mais je suis sûre que je t'ai vue passer à ce moment-là. Mais j'avais l'impression que tu étais déjà une superstar du Pilates. Non, non, j'étais suivie. J'étais quand même un peu suivie, j'avais 4000 abonnés, donc il y avait eu déjà des petites parutions et tout donc chouette et c'est aussi grâce au live que je faisais pour le L et puis Laurie Laurie avait fait un cours un jour que j'avais donné pour le L et elle avait écrit en story enfin un cours je m'ennuie pas je me marre ou quelque chose comme ça et alors il y a une espèce d'avalanche de nouvelles personnes qui débarquent et puis après on fait notre livre ensemble, on a fait une escapade ensemble et puis elle a parlé de moi et puis son podcast aussi à l'époque. Je la remercie parce qu'après il y a eu plein d'autres personnes donc c'est chouette. C'est marrant parce que Laurie je l'ai rencontrée via Instagram, je savais qui c'était évidemment, pendant un des confinements que je vivais ici en ligne et en fait elle avait demandé à sa communauté « j'aimerais faire un live sur la méditation ». qui est-ce que vous voulez inviter et incroyable moi qui suis personne j'ai eu plein de ventes qui ont tagué Bloom et Eugénie parce que je pense que mon projet venait de se lancer et donc peut-être qu'il y avait quand même un peu de médiatisation et tout et du coup je me réveille avec un message de Laurie qui me dit salut Eugénie on se connait pas mais ça serait cool qu'on fasse un live et j'étais mais elle est trop sympa cette fille je l'aimais trop bien et du coup on a fait un live qu'on a partagé avec Jonathan Lehmann lui il a fait une partie exactement il a fait une partie un petit peu plus je crois explicative sur la méditation et après moi j'ai fait la partie pratique ensuite et je crois qu'il y a 2000 personnes qui m'ont suivi juste après ça c'était incroyable moi à l'époque on faisait des lives déjà il y avait beaucoup de monde mais en même temps on avait rien d'autre à faire donc c'est vrai que les projecteurs voilà mais des abonnés qui arrivaient comme ça c'était des milliers d'abonnés c'était des milliers et puis Laurie je pense qu'elle a des gens qui la suivent qui sont vraiment à son image c'est vraiment quelqu'un de très authentique des good vibes comme on dit good vibes C'est vraiment ça, elle est comme ça. Comme toi, comme moi, j'espère aussi, de cette image. J'ai trouvé ça vraiment très chouette et c'est trop sympa que tu fasses cette parenthèse. Je vais juste regarder si tout va bien. Comme ça. Tout va bien

UNKNOWN

!

SPEAKER_00

Non, non, arrête

UNKNOWN

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SPEAKER_00

Parce que ce matin, j'ai fait ça, j'ai voulu prendre une vidéo de la Tour Eiffel et je me suis dit, meuf, c'était peut-être ta leçon pour ce matin, de vérifier. Mais tout est bon, tout est bon, tout va bien. Crée-toi confiance, j'aime. Ok, parfait. Donc là, alors attends, on est arrivé jusqu'à ce que là... Ok, très bien. Qu'est-ce que ça fait de devenir tout d'un coup une personnalité publique

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Oh là, tu crois

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Oui, bien sûr, tu es devenue hyper connue. C'est vrai

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Oui, oui. Alors, c'est vrai que tu sais quoi

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Je me rends compte de regards parfois dans les aéroports. C'est fou, on me reconnaît à chaque fois dans les aéroports. J'adore les aéroports, c'est énorme. Et puis oui, parfois, oui ou pas. Qu'est-ce que ça fait

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Moi, je ne sais pas. En fait, je trouve ça toujours… le coup vous êtes ludipilate alors oui je m'appelle ludivine comme moi je t'ai présenté d'ailleurs une fois j'ai ludipilate j'ai toujours l'impression qu'on parle à quelqu'un d'autre parfois je me retourne je trouve ça trop drôle d'être dissociée tu vois je pars du principe moi je chauffe pas des lits je fais peut-être du bien dans mes escapades ou dans certains discours des personnes qui se reconnaissent à travers mon histoire de parcours et de réconciliation avec le corps C'est là-dessus que je travaille, moi, avec les femmes qui viennent dans mes cours ou en escapade. Et donc, ça, ça me fait du bien de pouvoir faire du bien. Parfois, je n'y arrive pas toujours. Donc, j'ai appris aussi à m'en détacher. Je ne suis pas une sauveuse, tu vois, parce que c'est aussi ça de se dire que je transmets ce que je sais, ce qui me fait du bien. Et comme on n'est pas toutes pareilles, ce qui me fait du bien ne peut ne pas faire du bien aux autres aussi, tu vois. Et puis que ça n'est qu'un parcours de vie, donc ce que je partage dans Pilates, plaisir et protéines, un peu des graines que je... donne. Tu vois, ça peut faire chouette effet comme ça peut tomber à côté. Je ne prétends pas détenir la vérité. Il y a beaucoup de bruit aujourd'hui sur les réseaux. Il y a beaucoup de gens qui parlent, qui prennent la parole. Et je crois qu'il faut arriver à avoir du bon sens, tu sais, apprendre à se faire confiance et à se réécouter. Et pour se réécouter, il faut encore pouvoir se reconnecter à

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soi.

SPEAKER_00

Parce que ce n'est pas toujours le dernier qui a parlé qui a raison. Dans toutes ces injonctions au bien-être, c'est vrai qu'à un moment, même moi, Je me dis que je suis perdue, mais il faut dormir tant, il faut faire ça. C'est stressant presque. Ça peut devenir vraiment anxiogène. Aujourd'hui, on rajoute beaucoup la longévité à toutes les sauces. Mais vivons maintenant

UNKNOWN

!

SPEAKER_00

Tu sais, c'est exactement ce que j'allais te dire. C'est déjà, les gars, calmez-vous, parce que ça peut être très boring à un moment, la longévité. Apprenez déjà à profiter de l'instant présent. Non, mais là... Vivre 250 ans, je ne comprends pas le concept. Moi non plus, je ne comprends pas. Pour faire quoi

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Déjà, qu'est-ce qu'ils font

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Arrêtons d'accélérer. Merci, Ludie. Accélérer, parce qu'on accélère. Même moi, la première. D'ailleurs, pardon, je n'ai pas fait tout là-dessus, mais ça m'a valu une chute en vélo. C'est plein de rappels, tu sais. Oui, bien sûr. Il faut savoir les écouter, ces rappels. Parce que tu es prise dans un étau, une seringue. Surtout à Paris, l'énergie, elle est folle. Ça va toujours plus vite. Je vois, on est de plus en plus nombreuses sur les voies cyclables en vélo. On va toujours de plus en plus vite. Les gens sont extrêmement fleurs de peau. Oui. Donc, ça part tout de suite dans les tours avec des mots, d'une violence et tout. Tu es là, waouh, qu'est-ce que j'ai raté, tu

SPEAKER_01

vois

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

On revient, on s'entre. Moi, ce qui me fait du bien, c'est ma pratique du pilates, la reconnexion à la nature, marcher. J'ai comme ça deux, trois clés qui me font du bien. Et puis, parfois, j'écoute des gens, tout ça, je me dis, tiens, ça c'est bien, j'essaye. Ça, c'était ma prochaine question. C'est souvent difficile, on dit souvent qu'on est les coordonnées les moins bien chaussées quand on propose. par exemple moi j'ai découvert la méditation je me suis dit c'est un superbe outil tout de suite je me suis dit il faut que je le propose aux autres comme si je me disais allez tu as cette mission maintenant ça t'a fait du bien il faut que tu le donnes et puis évidemment en lançant mon business au début j'ai eu moins de temps pour pratiquer pour moi comment est-ce que toi tu fais aujourd'hui pour prendre soin de toi alors ouais c'est ça la meilleure question elle est parce que tu as raison on peut aussi vite s'épuiser c'était le cas d'ailleurs pendant le confinement j'ai jamais autant travaillé au départ tu le fais pour toi et tu te dis tiens je partage ce qui me fait du bien et puis puis après tu pars dans un truc finalement tu commences à te vider de ton énergie et tu te mets aussi dans une posture un peu de sauveuse. Je vais vous sauver. Sauf que déjà, on va essayer de se sauver nous. Et puis, on parlait tout à l'heure de santé mentale. C'est important de ne pas s'oublier. Alors moi, ce qui fonctionne, parce que j'aime bien essayer aussi plein de choses. Et à un moment, j'avais fait et je m'étais formée en yoga Kundalini et je me levais très tôt par exemple, un peu ce qu'on appelle le miracle morning que j'avais testé. Très vite, ça a échoué. Ça a été un gros fail, un gros

SPEAKER_01

échec.

SPEAKER_00

Parce que tu ne peux pas être du matin et du soir et que je pars du principe que je ne vis pas sur une montagne au Tibet complètement isolée je vis en fonction du rythme circadien. Je me couchais quand même à minuit, je me levais à 4 heures, à un moment ça coince, ce n'est pas possible. Donc déjà, bien dormir et connaître ses rythme, tu vois, essayer d'avoir. Moi, je sais aussi que pratiquer le matin, même si c'est que 5 minutes, j'ai besoin d'aller sur mon tapis. C'est un peu le... J'utilise des mots anglais, mais c'est l'espace de sécurité, la safe place, tu vois, qu'on dit. Donc, ça peut être un coussin, parfois ça peut être des respirations, ça peut être mon tapis. Mais en tout cas, j'ai toujours une balle à picot pas loin pour masser les voûtes plantaires. Tu sais, un peu se réveiller. J'aime beaucoup faire du tapping. C'est facile, tu vois, masser un peu. J'aime bien, je ressemble à un mème huilée de la tête aux pieds mais j'adore ça de me masser c'est drôle comme image je te vois pas du tout comme ça mais non mais tu sais c'est fou mais le pouvoir de la peau de se caresser en se massant j'ai interviewé Aurélia Delsol qui est incroyable elle avec son yoga du visage c'était incroyable j'avais pris un de ses programmes pendant le confinement on est exactement dedans et en effet elle t'explique que ton visage c'est beaucoup plus que ce que tu penses et ça prend aussi toutes les énergies que le fait de toucher ça reconnecte ton corps et ton esprit ok donc ça c'était les rituels bien-être les rituels et puis ils peuvent varier mais en tout cas il y a un moment j'encourage les gens à le faire le matin mais après encore une fois on a le temps qu'on a mais petit à petit tu fais de la place naturellement quand tu vois que ça te fait du bien bah t'y reviens c'est tout le sens du plaisir c'est de se dire que c'est pas qu'une question de motivation j'adore, plaisir, hyper important profitons de la vie vraiment, soyons-là. J'ai une question un petit peu plus spécifique, forcément, on est sur The Bloom Space, sur la méditation. Mais c'est ok, c'est ok. Est-ce que tu médites un petit peu

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

En gros, quelle est, toi, ta définition de la méditation

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Je sais que c'est différent pour tout le monde, et justement, c'est ok. Qu'est-ce que c'est pour toi, ta méditation, par exemple

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

La méditation, au départ, je n'y arrivais pas, si on peut dire. Oui, bien sûr. M'asseoir sur un coussin et relever de l'exploit. C'est-à-dire que moi, j'ai tendance à être dans l'accélération permanente, je suis un profil très énergique, il y a du mal à se poser. Grâce au pilates et à la rencontre avec une personne qui avait une voix qui apaisait mon système nerveux, j'ai compris que ralentir, ça n'était pas une tuile, ça n'était pas grave, c'était au contraire bien. Et petit à petit, si tu veux, grâce à cette pratique consciente, je suis allée un peu vers le yoga aussi, donc je me suis formée au yoga Nidra. Ah oui, très bien. Donc on n'est vraiment pas loin de... du sommeil. Oui, c'est très très proche. Et j'ai vu les bienfaits sur mon système nerveux et que je n'avais pas besoin d'être toujours en mode combat ou fuite et que je pouvais passer du côté parasympathique avec plein de techniques. Alors les techniques, je n'aime pas dire ça, mais tu vois, la cohérence cardiaque, faire du bien, etc. Et puis, j'ai fait une rencontre en 2018 avec Coco Braque de La Perrière suite à un passage télé je voyais qu'elle organisait le plus grand dîner en silence en Europe. Tu vois, c'est et j'ai adoré sa voix et donc je l'ai contactée parce qu'en fait elle était juste à côté à Montparnasse moi j'habitais à côté à Montparnasse et j'ai fait sa formation de méditation de pleine conscience sur plusieurs semaines et grâce à elle j'ai eu des coordonnées de Martin Hillward j'adore Martin Hillward et j'ai suivi beaucoup de ses séminaires d'une semaine, de faire du yoga de la méditation j'ai acheté tous ses livres forcément parce que le corps au cœur de la méditation ne te quitte pas. Je suis allée à sa retraite « Ne te quitte pas ». C'était génial, il m'a déduqué à ce livre qui est juste là. Au départ, le premier me disait « Toi, tu es un lapin Duracell. Il faut qu'on t'enlève les piles. » Je crois que son appli à lui, il avait beaucoup de méditation. Je ne crois pas qu'il continue à l'ouvrir. Je ne sais plus trop ils en sont. Il avait confondé Mind, c'est ça. Et c'est vrai qu'aujourd'hui, tu as quand même pas mal d'applis disponibles. Du coup, je vais beaucoup sur celle de Tara Brach. Ah oui, très bien. C'est en anglais, mais moi, j'aime beaucoup. J'aime beaucoup tout ce qu'elle raconte. Et puis, maintenant, je le fais seule aussi. Mais en tout cas, je le fais. C'est son rendez-vous avec moi entre 5 à 20 minutes. Oui, très bien. J'ai en fait chez moi l'espace. Je l'ai fait. Ah, ça, c'est très bien. Oui, je suis obligée. Sinon, je suis au milieu du bruit. Je ne sais pas faire. Ah, Alors ça c'est un point intéressant et c'est ce que je n'arrête pas d'essayer de dire à nos clients, c'est que vous pouvez vous constituer un petit coin, même si c'est minus, même si c'est un coin de la chambre ou j'en sais rien, un endroit calme dans lequel il y ait un coussin ou un siège confortable dans lequel on sait qu'on peut s'asseoir comme une invitation ouverte à venir s'asseoir. C'est ça, exactement. Ça c'est très bien, bravo. Alors j'ai la chance quand on a déménagé là, pour le coup j'ai ma pièce parce que comme je fais mes cours en ligne, il faut que j'ai un endroit si tu veux, un peu insonorisé aussi. Donc j'ai carrément l'endroit et alors moi c'est un peu obsession. mais j'adore toutes les effigies, j'adore les bougies. Bien sûr. J'ai construit un truc. Un hôtel. Oui, c'est mon hôtel. Et j'ai mes cartes, mes oracles. J'adore. Je pense que les gens qui me connaissent maintenant et qui me voient en escapade savent à quel point je suis connectée à ce genre d'énergie et à cette connexion à ce qui est plus grand que nous. Mais comme je n'en parle pas forcément trop, peut-être qu'il faudrait que j'en parle plus parce que ça surprendrait. C'est intéressant. Oui, je suis très spirituelle. C'est rigolo que tu dis ça parce que justement on a un magazine méditation dans l'entrée et je lisais un article de Christophe André qui disait que la méditation c'était un peu la pente douce vers laquelle tu te glisses vers ta propre spiritualité et c'est assez vrai complètement c'est assez vrai et je trouve que ça nous ouvre sans ça ne nous force pas vers une spiritualité mais je trouve que ça met un petit peu plus de clarté dessus donc ouais tout à fait et puis moi je suis quelqu'un enfin je voilà j'ai une religion j'appartiens à une religion on va dire comme ça j'ai la foi mon mari appartient à un autre groupe religieux lui aussi à la fois et ça marche et pourtant tout ça c'est complémentaire finalement c'est ça donc non mais c'est intéressant ce que tu dis tu vois c'est rigolo parce que plus petite je non pas que je me moquais de ma mamie mais quand elle parlait à mon papy qui était déjà au ciel depuis longtemps et je comprenais pas elle avait plein de gris gris elle me parlait plein de plein de choses et en fait aujourd'hui je la remercie parce que ça fait un éveil

SPEAKER_01

déjà

SPEAKER_00

et puis Pour tous les gens qui me découvrent aujourd'hui à travers ta plateforme et ton podcast, j'ai pendant 20 ans eu des troubles du comportement alimentaire. Et ce qui fait que c'était aussi ma voie de secours. Voilà, de me reconnecter à mon corps que je n'aimais pas, que je trouvais qui n'était jamais assez. C'est rigolo aujourd'hui avec le recul de voir des photos je me trouvais moche, grosse, enfin bref. Oui, bien sûr. De voir avec un autre œil qu'aujourd'hui, j'aimerais bien revenir à ça. avec moins de rides, etc. Tu vois ce que je veux dire

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Oui, bien sûr. Le décalage, c'est fou quand on est en lutte contre soi, comment c'est difficile d'arriver à s'accepter. Et donc, ce cheminement, si je peux donner un message un peu d'espoir, c'est que oui, ça prend du temps. Il n'y a pas de miracle. Je n'ai pas, moi, la méthode miracle non plus. Il n'y a pas de truc en 30 jours non plus. Je crois que ça prend du temps que de se reconnecter en douceur. Il y a un livre que je conseille à chaque de Pema Chaudron, qui est entrée en amitié avec soi-même. C'est magnifique. Tu es une grande méditante, parce que là, toutes les personnes que tu m'as... Tu sais, c'est Martin aussi, tu rencontres Coco. À force, après, tu y vas toi, tu regardes. J'adore. Ça donne vraiment du baume au cœur, des sélectures, c'est des lectures sur lesquelles je reviens, et un retour à l'amour de Marianne Williamson. J'adore. Et puis moi, j'adore aussi Sharon Salzberg avec « Comment s'ouvrir à l'amour véritable ». puissance de la notion de l'amour bienveillant vraiment c'est pas du tout bisounours au contraire c'est vrai que ça peut sembler quand t'es pas sur ce même niveau je dis pas qu'on est au dessus pas du tout t'as compris c'est qu'on a tout un chemin on a toute notre vitesse y'a pas quelqu'un qui en avance ou pas on explore on se rend compte et je sais pas si t'as suivi cette mission Artemis moi ça m'a fait tellement pleurer mais moi aussi moi aussi vois la puissance de cette femme qui racontait quand elle était derrière son hublot et qu'elle voyait la terre se lever et d'avoir cette sensation d'unicité, d'être un. Et là, nous, on est en train de se battre. Moi, j'aime beaucoup et ça m'émeut. Je suis tout à fait d'accord avec toi. Et en fait, d'ailleurs, il y a Dan Harris, que j'adore, 10% Happier. Je crois que d'ailleurs, il a changé son nom de podcast il n'y a pas longtemps. Il s'est détaché de 10% Happier, je crois qu'il fait The Practice Lab ou un truc comme ça maintenant. Et il a fait une méditation avec les images de ce voyage. Il l'a faite récemment

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Oui, il l'a faite récemment. Et en fait, il a utilisé vraiment une métaphore, une comparaison que j'utilise assez souvent dans mes méditations. Alors, pas nécessairement avec l'espace, mais je dis souvent aux personnes qui découvrent la méditation que c'est aussi une philosophie de vie et que souvent, quand on sort d'un cours ou quand on est dans sa tête, on est vraiment dans ses problèmes, et le fait de regarder le ciel, on se rend compte, ok, qu'il soit nuageux ou pas, en fait, mes problèmes, je suis tout petit. Tu fais exactement ça. Et puis ma vie n'est pas déterminée par ça. Moi, je prends toujours le drone, tu sais, l'espèce de, on s'envole, on regarde, on regarde de plus haut, on dézoome et on se dit, mais tout va bien. Tout va bien, oui. Et j'aime bien aussi quand on est dans l'océan, tu vois. Ah oui, il y a beaucoup de gens qui me disent ça, l'océan. Moi, c'est ça qui me fait du bien. Tu sais, tu as la sensation des cheveux qui flottent, d'être légère et de dézoomer, de voir que tu es au milieu de tout ça. J'en parlais hier avec une enseignante de méditation de pleine confiance qui m'a dit la même chose. Moi, j'ai cette sensation quand je vois l'océan parce que je lui parlais du coup de ce voyage aussi vers la lune. Donc, on est pareil. J'ai une question un petit peu plus spécifique. Tu nous as partagé que pendant plusieurs années, tu avais lutté contre des TCA. On n'est pas obligé d'en parler évidemment, mais j'imagine que dans ta vie, entre l'entrepreneuriat, le lancement de ton entreprise, etc., il y a des moments ta santé mentale, elle a un peu flancher. Comment est-ce que tu as fait pour prendre soin de toi

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

En fait, il faut savoir que quand on a des troubles du comportement alimentaire, déjà j'ai mis du temps à comprendre que j'avais ça parce que moi je me disais que je n'étais pas normale, je ne savais pas, on ne parlait pas aussi facilement qu'aujourd'hui. C'était plutôt une honte en plus, il fallait s'en cacher et surtout je me disais que j'avais un problème de me jeter sur la nourriture et en fait ce n'était pas le problème, ça c'était vraiment un signal de mon corps qui avait besoin de gérer cette anxiété en allant avaler des quantités de nourriture astronomique. Tu te dis, en éliminant ça, ça ira. Mais non, en fait, ce n'est pas le symptôme. Il ne faut pas l'abattre, il faut comprendre. Aujourd'hui, je remercie. En lisant des livres de Marianne Williamson, qui a été aussi boulimique, tu comprends que ça, c'est le signal que ton corps a trouvé pour t'alerter qu'il y a un sujet. C'est plutôt l'anxiété, c'est plutôt la Peur, c'est plutôt plein de choses. Et en fait, plutôt que de chercher à le mettre sous le tapis, c'est un peu ce que tu apprends en méditation. C'est de venir t'asseoir sur une chaise et de prendre le thé avec Mara. Ah oui, Mara, le critique intérieur. Exactement. Et de chercher à comprendre un peu ce qui ne va pas. Et ça, c'est difficile. Difficile de s'asseoir avec Mara. Très difficile. Très difficile. Parce que c'est que tu vois, en mettant un peu de la lumière, tu te rends compte que, OK, il y a des... Oui, tu recommences souvent la même chose jusqu'à ce que tu comprennes que tous ces patterns, tous ces schémas, en te faisant accompagner, parce que toute seule, ce n'est pas toujours évident. Mais moi, la pratique sportive, en tout cas, pas dans la compétition et le no pain, no gain, mais plutôt dans la douceur, ça va aller sur du yin yoga, ça va aller sur du yoga nidra, on va aller sur du pilates. Ce qui est récup aussi. Oui, exactement. Et d'apprendre à se connaître. En fait, ce n'est pas tellement de... prendre des techniques. Tiens, on m'a dit que la cohérence cardiaque, c'était génial pour faire ci, pour faire ça. Tiens, on m'a dit que ça... Non, non, non, non, en fait, c'est un tout. C'est aussi arrêter de vouloir toujours évaluer si tu y arrives, enfin, en voulant déterrer pour voir si la plante, elle pousse bien, de Christiane Saint-Ju, qui dit ça, moi, je trouvais ça génial. Quand tu plantes une graine, ça prend du temps de la faire pousser, cette plante, et d'arrêter de vouloir toujours évaluer en déterrant, c'est pour voir si elle pousse bien, c'est complètement débile. Mais aujourd'hui, c'est ça qu'on veut faire. Quand on est dans la performance et que, tiens, les femmes qui viennent me voir, souvent, elles veulent avoir un corps comme ci, comme ça, un ventre plat. Mais qu'est-ce que c'est derrière au

SPEAKER_01

fond

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Ça veut dire quoi

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Que tu n'aimes pas ton ventre comme il est aujourd'hui

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Tu as le droit, bien sûr. Mais est-ce que si on détendait un peu l'enjeu, si on reprenait un peu de plaisir à faire, juste pour le plaisir de faire, peut-être que le ventre plat, il arrivera après. Mais ne pas en faire un objectif premier parce que sinon, c'est insupportable de te mettre sur ton tapis en disant, je veux des fesses comme ça. Tu sais, un objectif esthétique. Je le dis parce que je l'ai fait. Moi aussi, moi aussi. Je voulais avoir les fesses rebondies, parce que ça voulait dire que si j'avais vraiment ce corps-là, alors je serais aimée. Oui, oui, oui. Peut-être que tu peux aimer. Que tu serais prise à ta juste valeur, ce qui est totalement faux. Mais c'est aussi la société qui est comme ça aujourd'hui, tu vois, on te dit que si tu n'as pas le corps parfait, tu n'es pas aimable. Et c'est vrai que quand tu regardes la façon dont les gens sont traités, souvent, en effet, les femmes plus fines, etc., ont le sentiment d'être plus... plus respectée qu'une femme plus forte, on se dit ah bah tiens, cette personne, il y a du lâcher prise. Je trouve ça hyper choquant. Et je trouve que Louise Aubry a été très forte là-dessus, justement, en parler avec... D'ailleurs, elle avait changé son nom. Oui, c'est ça. Oui, c'est vrai, ça va pas. C'est clair. Et elle-même, elle a lutté contre beaucoup de TCA. Bref, j'ai trouvé ça hyper inspirant d'écouter. D'ailleurs, elle est venue ici, j'ai parlé à longuement avec elle, c'était très très chouette. Mais pour revenir à ça, merci de partager tout ça. Est-ce que du coup, quand toi, par exemple, aujourd'hui, maintenant, tout ça, c'est derrière toi, t'as grandi, on apprend tous, on devient tous des vieux sages. J'adore. Moi, j'adore devenir un vieux sage. Je trouve ça trop bien. Je ne veux pas avoir cette posture de gourou. Oui, non, pas du tout. Je pense que je suis comme tout le monde. Mais on s'assagit avec le temps. Il y a quand même des moments ça revient tu sais ce critique intérieur qui dit ouais ça pourrait être mieux quand même tu vois ce que tu fais ça quand même ça revient mais sauf que maintenant je le vois venir je le vois arriver je me pose je me dis bon vas-y qu'est-ce que t'as encore donc tu te poses avec Mara ouais Mara le critique intérieur vraiment ça revient en bouddhisme ça revient et puis ça peut être un vélo ou un monkey mind qui revient sans arrêt quoi ok et du coup le sport c'est un moment aussi pour toi la respiration oui c'est ça ok mais toi je sais que t'es aussi très good vibes comme tu disais, tu aimes le soleil, mais toi-même, tu es un soleil. C'est vrai, regarde, c'est tellement rayonnant. J'adore ton sourire, ça te donne envie de sourire. Je sais que tu aimes bien aussi les playlists. On peut y aller. Donc ça, tu en mets un petit peu aussi dans tes escapades. On danse beaucoup. Je trouve que la musique et la danse, c'est un truc thérapeutique incroyable. Ça libère complètement. Tu sais, les beats, ça a été étudié. Si tu lis The Joy of Movement, c'est Kelly McGonigal qui l'a écrit, qui est psychothérapeute aux États-Unis et qui a étudié même le pouvoir de la danse et des beats et du son sur notre cœur, sur la fréquence cardiaque et le fait de se libérer à travers le mouvement. Ce n'est pas pour rien qu'on appelle les danses extatiques. Il y a plein de choses qui sont étudiées, certes, mais on n'a pas besoin d'attendre le résultat de ces études pour savoir déjà, depuis des années, des milliers d'années, ces danses tribales, tour du feu, ces danses qui réconciliaient, qui ramenaient. Moi, je fais ça aussi en escapade. Dans un mois, on va à Lisbonne et j'ai une femme qui va venir et on va mettre de la musique. Il faut que je regarde tes escapades. C'est fou le pouvoir. Tu en fais combien par an

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

J'en fais tous les mois, sauf au mois de juillet. Tous les mois

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Oui. C'est génial. Il y a plein d'offerings. Désolée, je ne sais pas pourquoi je parle dans l'anglais. Je ne peux pas m'empêcher. Dans mon couple, on parle anglais. Ça vous est un peu brouillé. Tu pars. Tu as un lieu en France tu vas souvent

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Ah mais si, je crois qu'on va souvent dans tes lieux. J'allais souvent à être… Ah, mais il faut que je retourne. Il faut que je retourne. C'est trop bien. J'y suis allée deux, trois fois. C'est génial. J'adore Juliette. Trop mignonne. Elle est trop sympa. Ok, à Etretat. Oui, à Etretat. Ça, c'est en France. Je vais aussi à l'île sur la Sorgue. J'ai un endroit chouchou tous les mois d'octobre. Peut-être que ça sera

SPEAKER_01

que je viendrai.

SPEAKER_00

Tout sain. Alors, ça sera l'année prochaine parce que là, c'est rempli. Oui, j'ai la chance d'avoir des fidèles et des femmes qui viennent régulièrement. Je retourne à Essaouira aussi, au Maroc et au Portugal. J'ai des lieux vraiment que j'aime beaucoup. Et d'ailleurs, des filles qui sont déjà venues, qui reviennent, parce que c'est aussi un lieu ressource, refuge, tu sais. Tout à fait. On dépose des choses, et puis parfois, juste on danse, on boit l'apéro, alcool ou pas alcool, attention, il n'y a pas de... Nous, on fait pareil dans mes recettes. Il y a vraiment aucun... Il faut être un peu en forme quand même pour pouvoir profiter sur place et ne pas se sentir un peu à l'écart. Donc ce que je dis aux filles souvent, c'est bien d'avoir fait quelques cours avant, tu vois, pour ne pas débarquer complètement. Mais ouais, c'est vraiment ce que j'aime faire. Je le fais depuis 2019 maintenant, ça fait sept ans et j'ai vraiment, je peux le dire, acquis une bonne expérience sur le sujet. Est-ce que c'est pas évident les retraites

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Non, c'est pas évident. C'est pas évident parce que tu te rends compte, même dans ta posture, et moi je grandis en même temps aussi que les filles tu vois, c'est que au départ je parlais beaucoup de l'enfant intérieur, de cette reconnexion à cette petite fille et puis selon les thèmes, selon ce qu'elles viennent déposer dans le cercle d'ouverture aussi, j'adapte évidemment. J'ai cette facilité maintenant. Et puis, je ne cherche pas encore une fois à sauver qui que ce soit. Moi, je ne suis pas thérapeute, mais je vois quand même qu'à travers ces cercles, ces femmes, il se passe des choses et que souvent, ça libère. Et puis, ça donne envie de revenir et de se remettre au mouvement. Exactement. Moi, ce que je dis souvent pour mes retraites de méditation, du coup, qui sont beaucoup plus boring, je pense que tout le monde est escapade, mais c'est très bien, les deux sont très bien, c'est qu'on prend ce qu'on veut. Tu prends ce que tu veux, tu prends ce que tu veux. quand on fait le cercle de fermeture d'ailleurs les filles ne repartent pas avec les mêmes graines je leur demande alors toi qu'est ce que tu as envie d'emporter à la maison pour que le faire durer le plus longtemps possible et puis de revenir ou pas d'ailleurs parce que tu peux ne pas revenir évidemment bien sûr mais voilà et tu fais tes retraites donc au même ça m'intéresse juste au même moment de l'année dans les mêmes lieux pas forcément au même moment mais il se trouve que les dernières à chaque fois il y avait la pleine lune génial ah oui trop bien et donc par exemple en novembre tu es allée le soir il y a des endroits comme ça j'ai ancré c'est toujours les vacances comme ça il y a d'autres matières qui peuvent venir aussi parce qu'en général c'est hors vacances scolaires tout à fait la Corse enfin j'ai réussi à avoir des endroits en Corse je suis contente ça faisait longtemps que je cherchais la Corse le rêve et aussi c'est tout complet il y a de la place il en reste magnifique hôtel génial ok alors est-ce que c'est ça Bonifacio ah Bonifacio ok trop bien ok trop bien ok génial parfait bon bah je vais regarder merci et Sao Hira qui est un lieu j'adore j'ai deux endroits maintenant donc aux Oliviers et à la Briane et voilà ceux-là ils vont rester tu vois par exemple je sais comme ça pourquoi m'embêter à trouver de nouveaux lieux quand cela marche avec les gens sur place et les relations que j'ai avec les propriétaires aussi pourquoi s'embêter quoi ouais c'est mon leitmotiv de 2026 c'est faire moins mais mieux exactement c'est ce qu'on fait en pilote c'est trop bien c'est vrai laisse This is more. J'ai une bonne nouvelle pour toi, ça y est. Tu viens d'être nommée ministre de la Santé. Et des sports. Deux ministères. Je te donne une baguette magique. La baguette magique, je la prends. Qu'est-ce que tu fais avec cette baguette magique

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Première chose que tu mets en place. Je vais à l'école. Je vais en maternelle, en primaire. Surtout en primaire et au collège. Parce que j'ai lu qu'il y a une étude récemment qui montrait que Il y avait un gros décrochage des adolescentes au niveau du sport pour plein de raisons. Et ce que j'aimerais faire, un peu comme à l'image en Allemagne, tu sais, peut-être d'arriver à réduire le temps passé assis à l'école pour ne pas finir trop tard et laisser de la place à découvrir tous les

SPEAKER_01

sports,

SPEAKER_00

tous les sports, quels qu'ils soient, et la méditation. Et la méditation. Oui, parce que je l'ai découverte bien trop tard. Enfin, maintenant c'est fait. Oui. Et je suis contente de l'avoir rencontré. Mais je pense que, et c'est pas moi qui le dis, c'était le Dalai Lama ou le Thich Nhat Hanh, je ne sais plus lequel, qui disait que si tout le monde se mettait à la méditation, en l'espace d'une génération, il n'y aurait plus de guerre sur cette terre. C'est apprendre aussi, sans parler de gestion des émotions, parce que les émotions n'ont pas à être gérées, mais quand même à apprendre à les reconnaître, à se dire que si la colère est là, il n'y a pas forcément besoin de la taire, la colère. Elle a quelque chose à se dire. Et puis si la tristesse aussi, elle a quelque chose à dire. Donc arrêtez de vouloir tout toujours être parfaite, être au top. Non, bien sûr. Il faut leur laisser de la place. Mais ça, on ne l'apprend pas. Tout à fait. Arrête de pleurer, on va dire, un petit garçon. Oui, c'est terrible. Oui, c'est vrai. Donc, tu vois, je pense que je commencerai par là. Les écoles, oui. Oui, les écoles. Et je crois que tu es la quatrième personne à me dire ça. Ah, je ne savais pas. Je vais mettre une compilation parce qu'il y a un vrai message à faire passer. Tu peux inviter trois personnes à dîner ce soir. Oh purée, c'est quoi cette question

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Tu n'as pas de limite spatio-temporelle, ça peut être des personnes qui existent, des personnes qui ont existé, ou des personnages subjectifs. Qui est-ce que tu as envie d'inviter

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Et surtout, tu leur fais quoi à manger

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Je savais que j'aurais écouter ce podcast avant, parce que c'est une question que tu poses à chaque fois, c'est ça

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

En fait, c'est une question qu'on m'a posée chez CNN quand j'ai fait mon entretien. J'ai trouvé ça hyper cool comme question. Maintenant, j'ai envie de savoir ce que les gens ont dans leur tête. Alors moi déjà, t'as invité qui toi

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

J'aurais aimé savoir. Pour CNN, j'ai être un peu sérieuse, donc j'ai un invité des politiciens anglais. Oui, donc ce n'est pas très funky ton dîner. Ce n'est pas très funky. Mais si on me pose la question, je répondrai juste après. Mais oui, ça a changé. Alors, tu sais quoi

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Comme je nageais, moi, j'aurais aimé rencontrer la championne olympique à l'époque en solo parce qu'il n'y avait pas encore de ballet d'équipe au début. Quand je nageais, moi, c'était solo et duo. La championne olympique, c'était une Canadienne. Elle s'appelait Sylvie Fréchette. Et tu Elle, je l'aurais aimé l'avoir à table parce que je l'avais trouvée. Elle avait fait des Jeux olympiques de Barcelone. Elle avait gagné la médaille d'argent. Alors qu'on lui a rétribué ensuite, après coup, parce qu'il y avait eu un problème de, je ne sais pas si c'était du dopage ou des juges, un arbitrage un peu pas terrible. Et elle a eu sa médaille d'or après coup. Et il faut savoir que son compagnon s'était suicidé avant en plus. Donc, elle avait nagé avec ça. Et c'était très émouvant. Et la dernière fois, je l'ai retrouvée sur les réseaux. Et donc, elle, je l'aurais bien aimé l'avoir. Parce que je l'ai... Tu vois, les Canadiens, toujours la joie, machin. Moi, j'aurais bien aimé Madonna. Moi, bien sûr. Madonna, je pense que j'ai écouté toutes, tu sais, avec les cassettes à l'époque. Je les écoutais et je rembobinais avec le crayon comme ça. Je mettais dans mon casque audio et je tournais. J'avais le Rockman. Ah oui, je me souviens de ça. Voilà, ça fait très boomer de dire crayon. Oui. Je vois très bien les sensations. J'aurais pu dire aussi Michael Jackson. Là, j'ai envie d'inviter... Et pas de Céline Dion. Eh bien, Céline Dion aussi. C'est vrai. J'ai pas de casque audio. dégoûté. Je ne peux pas dire la même chose malheureusement. En fait, des gens à mettre dans mes oreilles et les avoir autour d'une table pour connaître un peu leur processus créatif et quand ils n'ont plus d'idées et comment ils font pour faire autant de tubes, pour faire danser les gens, parce que je suis désolée, mais moi, quand je pense à Michael Jackson, Madonna, tous ces gens-là, et puis il y en a plein d'autres encore qui sont parfois plus là, partis, qui continuent à nous faire danser. C'est des génies, ces gens-là. C'est des génies. Moi, tu vois, je n'aurais pas pris de politicien, forcément. Ben voilà, parce que je suis avec toi, donc je peux me lâcher. Et sportifs de haut niveau, ben oui, comment ils s'entraînent. Donc là, on peut en mettre plein. Tu vois, un Teddy Riner, des gens qui t'expliquent un peu comment ils s'entraînent, comment... Après, des Jeux Olympiques, comment ils font pour ne pas sombrer, parce que c'est aussi ça, la réalité. C'est que souvent, après avoir vécu un événement aussi immense avec des émotions de folie. Moi, j'étais déprimée alors que je n'étais même pas athlète en 2024. Mais après Paris, Paris 2024, c'était quoi cette folie

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

J'ai eu la chance de donner deux cours sur le Parvis de l'Hôtel de Ville avec 300 ou 400 personnes. C'était la folie de faire la fermeture, la cérémonie de clôture des Jeux.

SPEAKER_01

Avec

SPEAKER_00

toute la French Touch et tout. C'était trop bien. J'étais en dead floor. Tu m'épanouis trop bien. Tu vois, c'est dire, ça, ouais, tu invites tous les athlètes français. Du coup, Et tu leur fais quoi à manger

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Nous, on commande, parce que moi, je ne sais pas faire à manger. Moi, j'appelle un chef, Pierre Gagneur, pour faire... Et puis, je lui demande un Deliveroo. Un truc simple. Parce que sinon, moi, faire à manger, ça va être tomate mozza, basilic et une bonne huile d'olive. Après, ça passe aussi. Et puis, on fait livrer des glaces. Et voilà. A Moreno. Ok, dernière question pour toi, Ludie. J'adore ta réponse. Est-ce que tu as une... Et on va parler un tout petit peu de ton livre aussi, mais est-ce que tu as une phrase que tu gardes avec toi

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Moi, j'appelle ça les phrases doudou. Tu sais, quand tu as un petit coup de mou, une phrase qui te redonne un peu d'espoir ou de bon cœur. Tout ira bien. Oui, tout ira bien. En fait, tout va bien déjà et tout ira bien. Oui, je crois que c'est ça, en fait. Souvent, quand tu restes agrippée à des choses, à des objectifs, et tu sais, quand tu apprends un peu à lâcher sans... Tu sais, tu l'as eu, cette image, j'imagine, en méditation, quand on te parle de lâcher prise et qu'on te fait tenir une cuillère dans la main et le lâcher, toi tu penses qu'il faut lâcher et que la cuillère elle va tomber, tu vois, et que du coup c'est naze, c'est tout pourri, tu baisses les bras, tu as un peu cette sensation d'abandon. Alors que lâcher prise, c'est surtout desserrer l'étreinte et de se dire, vas-y, calme-toi, la terre elle continue à tourner. Tu sais, on parlait de dézoomer aussi, de lever la tête dans les étoiles. Moi, tu vois, cette histoire d'Artemis, je suis en boucle là-dessus, mais de voir cette mission, de voir ce qu'ils ont fait, de voir la face cachée de la Lune, de voir ces trucs de fous. Tout va bien, c'est génial. J'adore, c'est beau. Quand j'en parle, j'ai les poils. Moi aussi, quand j'en parle, j'ai les poils. Les couchers de soleil aussi, ça peut me faire pleurer. Ah oui, ça c'est beau. Donc tout va bien devant un coucher de soleil. C'est parfait. Est-ce que tu pourrais nous parler un tout petit peu de ce bijou qui va sortir demain

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Alors cet épisode, il sera déjà sorti justement. Celui-ci... C'est le cinquième. Il se trouve que les autres d'avant, c'était différent. C'était beaucoup autour des exos de pilates qu'on peut faire le matin, le soir, le challenge avec l'orithymane. On s'est régalé. Mais là, c'est plus... Quand je l'ai écrit, ça a été difficile, en fait. Difficile, oui et non, parce que je me suis dit, ce que je traduis, ce que je donne en escapade, j'ai envie que d'autres femmes puissent y avoir accès sans forcément venir. Alors, il y a dans c'est mieux de venir parce que c'est jamais la même histoire. Mais le pilates, c'est la porte d'entrée. Plaisir, c'est remettre le plaisir au centre de ce que l'on fait. Parce que sans plaisir, je crois qu'on ne peut pas aller bien loin et que la motivation, elle ne dure pas longtemps. Alors les protéines, ça peut sonner injonction aujourd'hui parce que c'est vrai qu'on le voit partout, protéines. Mais en attendant, moi, à un moment donné, je ne mangeais plus de protéines et j'étais complètement anémiée. Et je ne mangeais que des graines. Il n'y a pas de recette dedans. Il n'y a pas de recette. Et d'ailleurs, c'est Ça peut faire flipper aujourd'hui, on manque beaucoup d'attention. On se dit, oh là, 360 pages, mais comment je vais faire

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Alors en fait, il peut se lire vraiment tranquille. Les protéines, pas de recettes, mais de se faire confiance, surtout à partir d'un certain âge. Moi, je disais, j'ai 48 ans. Donc, on est dans la phase qui fait rêver les femmes. Périménopause, ménopause, tout ça, ça fait un bien grand mot. En attendant, tout le monde y va. C'est un changement hormonal. Il faut quand même se dire que la masse musculaire diminuant au fil du temps, eh bien, de revoir un peu son assiette et de refaire bien du renfort, du pilates, mais pas que. Donc, avoir cette conscience que le muscle, c'est un organe de longévité et que si on veut vivre bien, alors plus longtemps, certes, mais en tout cas en bonne santé, il y a peut-être à reconsidérer cette histoire de protéines. Pour autant que ce soit une injonction, mais souvent, on n'en mange pas assez. Oui, c'est vrai. Voilà. Super, merci infiniment. Donc, des graines que je donne à planter, mais pas des graines alimentaire pour les femmes qui ont envie de manger bouger et je pense comme tu disais tout à l'heure aujourd'hui dans le bien-être tu as vraiment à boire et à manger il y a trop d'infos on sait plus quoi regarder donc peut-être remettre l'église au centre du visage avec un livre comme ça qui explique oui je ne prétends pas moi avoir la réalité la vérité mais en tout cas à mon niveau de donner envie de faire naître sans injonction paradoxale c'est très bien super merci c'est auxquelles éditions

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

c'est les éditions Flammarion et ça va sur le 15 avril. Génial, bravo

UNKNOWN

!

SPEAKER_00

Putain, c'était du boulot. Je sais, je suis en train d'écrire un livre aussi, mais pas aux mêmes éditions. Il sort en poche pour ceux qui ont peur. L'année prochaine, grâce à Fabrice Midal, dans un an, il sortira en poche pour celles qui veulent avoir le petit. Trop bien, comme ça, tu peux le laisser dans ton sac. Il n'y a plus, donc je suis contente. Trop bien, merci infiniment, je suis trop contente de te recevoir. Merci.