The Bloom Space by Eugénie Lambert
Le Podcast "The Bloom Space" par Eugénie Lambert, ex journaliste (CNN), Fondatrice de Bloom et enseignante de méditation pour les Nations Unies. Découvrez des invités et conservations orientés autour de la santé mentale, la méditation et le bien-être. Bonne écoute !
The Bloom Space by Eugénie Lambert
Olivia Hayoun - Entreprendre, créer du lien et trouver son équilibre
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Dans cet épisode, j'ai le plaisir de recevoir Olivia Ayoun, entrepreneure, fondatrice de Business Women in Paris, CEO de Colette Lab et maman de trois enfants.
Depuis plusieurs années, Olivia crée des communautés qui rassemblent des femmes entrepreneures, convaincue que les plus belles réussites naissent avant tout des rencontres, de l'entraide et du collectif.
Ensemble, nous parlons de son parcours entrepreneurial, de la maternité, de la charge mentale, de l'équilibre parfois fragile entre vie professionnelle et vie personnelle, mais aussi de méditation, de bien-être et de toutes ces petites habitudes qui l'aident à rester alignée au quotidien.
Une conversation sincère sur l'ambition, la vulnérabilité, le courage de se réinventer et l'importance de prendre soin de soi tout en construisant des projets qui ont du sens.
✨ Dans cet épisode, nous abordons notamment :
- Son parcours d'entrepreneure et la création de Business Women in Paris
- Les coulisses de la création de communautés de femmes
- L'équilibre entre entrepreneuriat et maternité
- La méditation et les pratiques qui lui permettent de ralentir
- La santé mentale des entrepreneures
- Ce que signifie, pour elle, réussir sans s'oublier
J'espère que cette conversation vous donnera envie de ralentir, de vous reconnecter à l'essentiel et de croire encore davantage en la force du collectif.
Bonne écoute 💛
Merci à tous.
SPEAKER_00Bonjour et bienvenue sur le podcast The Bloom Space. Je suis Eugénie Lambert, anciennement journaliste et aujourd'hui fondatrice du studio de méditation moderne Bloom. Alors Bloom c'est quoi
UNKNOWN?
SPEAKER_00D'abord un studio mais aussi une application. The Bloom Space c'est la première application de méditation qui vous fait découvrir cette pratique au travers de l'assise mais aussi du mouvement et comme un art de vivre. Le podcast The Bloom Space c'est des conseils et des conversations passionnantes avec des experts bien-être, des entrepreneurs méditants et vous qui méditez tous les jours alors à quoi ressemble votre pratique qu'est ce que la méditation signifie pour vous comment cet outil vous accompagne dans vos vies découvrons cela ensemble Bonjour à tous et bienvenue sur le podcast The Bloom Space. Aujourd'hui, je suis ravie d'accueillir Olivia Ayoun. Bienvenue, Olivia. Merci Eugénie. Alors, Olivia est entrepreneur. Elle est aussi fondatrice de Business Women in Paris et elle est aussi CEO de Colette Lab. Depuis plusieurs années, elle rassemble des femmes autour de l'entreprenariat, mais surtout autour de quelque chose qui me parle énormément, le lien, la communauté. En parallèle, elle est aussi maman de trois enfants et c'est pas rien. Je n'en ai que deux. Et comme beaucoup d'entre nous, elle jongle avec plusieurs vies à la fois. Alors, j'avais envie de comprendre aujourd'hui, dans ce podcast, ce qui la nourrit, ce qui lui permet de tenir avec toute cette intensité du quotidien, mais aussi comment est-ce que toi, tu prends soin de toi et quelle place occupe aujourd'hui le bien-être, la méditation dans ta vie
UNKNOWN?
SPEAKER_00Parce que oui, Olivia médite. Eh oui
UNKNOWN!
SPEAKER_00Bref, Olivia, merci infiniment d'être avec nous ce matin. Je suis ravie de t'accueillir sur The Bloom Space. Merci à toi, Eugénie. Je suis vraiment très, très heureuse d'être là. Je suis un peu impressionnée de ne pas être dans mes habitudes. Écoute, je suis trop contente. Bon, j'ai l'habitude de demander comment te présenter, mais vraiment, tu peux te présenter de la manière que tu souhaites pour démarrer. Ok, ok. Je crois que c'est la question la plus dure. C'est la question la plus dure, en effet. Mais voilà, sens-toi libre. Du coup, je m'appelle Olivia. Je viens d'avoir 40 ans. Je suis entrepreneur, comme tu l'as dit, et fondatrice de Business Women Paris et de Codate Lab. Et je suis une personne assez active comme tu l'as dit et qui est très assez curieuse et beaucoup dans le lien social enfin tout ça tu l'as déjà dit et ça vraiment ça me définit beaucoup je fasse évidemment 3 enfants comme tu l'as dit qui ont 12 ans bientôt 9 ans et 4 ans et
SPEAKER_01demi
SPEAKER_00donc c'est très sportif mais très inspirant pour moi aussi parce que je trouve que ça nourrit beaucoup et ça nous challenge beaucoup et moi je fonctionne beaucoup au challenge c'est un peu un moteur pour moi je m'ennuie vite Du coup, il faut absolument que je me mette des nouveaux challenges tout le temps. Voilà, et je suis une personne très sensible. Donc, ça fait partie de moi de la part entière. Même si c'est parfois difficile, je trouve, à exprimer et à assumer dans des métiers plus visibles. Merci pour cette très belle intro. Est-ce que tu avais imaginé cette vie que tu as maintenant quand tu étais petite
UNKNOWN?
SPEAKER_00Non, mais... je savais en grandissant je trouvais l'adolescence assez difficile et je savais en grandissant que ce serait mieux à 30 ans tu sais j'avais une conviction je savais que ce que je voulais me marier avoir des enfants travailler j'avais très envie de travailler j'ai fait des études assez longues et en fait j'ai adoré ça mais j'ai un vrai amour du travail et du coup j'avais hâte de plus avoir de devoirs Et du coup, je trouvais ça très dur de jamais couper. Mais en fait, je ne savais pas ce qui m'attendait, mais je savais que j'allais construire quelque chose qui me plaît. Parce que je suis très comme ça aussi. Je n'aime pas trop... Je trouve que s'il y a un truc qui ne te
SPEAKER_01plaît
SPEAKER_00pas, ok, on peut mettre du temps à en prendre conscience, mais il faut agir. Tu ne peux pas rester sur ça, c'est trop horrible. Oui, je suis d'accord. Tu as dit un truc intéressant. Quand tu as parlé de ton adolescence, tu as dit que c'était difficile. Est-ce que tu peux nous en parler un petit peu
UNKNOWN?
SPEAKER_00Parce que pour moi aussi, c'était très difficile en adolescence. Moi, je trouvais ça hyper dur parce que je trouve que déjà, c'est hyper ingrat. Tu as un chamboulement hormonal, mais tu es trop jeune pour avoir conscience de ce que ça implique. Je trouve que dans les années 90, tu avais quand même des standards physiques très difficiles à... à rejoindre, je ne sais pas comment le dire, mais en fait, c'est quand même la mode des supermodels et même des femmes très, très maigres. Et c'était un peu un goal. Et ce n'est pas fait pour tout le monde. Oui, c'est clair. C'est morphologique aussi. Moi, j'avais des bagues, j'avais de l'acné. Franchement, la totale. Et j'avais peu confiance en moi. Et du coup, je me positionnais beaucoup par rapport aux autres sans penser à moi vraiment ce que je voulais. Et ça, très honnêtement, j'y travaillais encore. Je trouve que c'est très difficile. Ok, c'est super intéressant ça. Comment est-ce que tu es arrivée dans l'entrepreneuriat
UNKNOWN?
SPEAKER_00Est-ce qu'avant, tu as eu une histoire
UNKNOWN?
SPEAKER_00Je crois que oui, justement, on en a parlé un petit peu, mais je n'ai pas envie de spoiler. Est-ce que tu peux nous raconter ton parcours
UNKNOWN?
SPEAKER_00Tu as dit que tu étais allée en école de commerce
UNKNOWN?
SPEAKER_00Oui. Ok. Parle-nous un peu de ton parcours et ce qui t'a menée à ce chemin. Alors, moi, en fait, j'ai fait d'abord un master de droit à SAS. C'est vrai
UNKNOWN?
SPEAKER_00Oui. On s'est croisées, non
UNKNOWN?
SPEAKER_00Mais sûrement, oui. Et en fait, en parallèle, on parlait déjà beaucoup des doubles diplômes. Et moi, je voulais absolument faire une école de commerce pour exercer en tant qu'avocate, mais surtout dans la perspective de créer mon cabinet d'avocats. Donc, tu vois, à priori, ce sera pas mal. Et déjà, le business woman. Et j'avais été hyper contente d'intégrer l'EM Lyon parce qu'en fait, dès que tu arrives à l'EM, tu as un programme. Et je me souviens du cours qui s'appelle ICE, c'est Initiation à la création d'entreprise et qui était vraiment sur l'entrepreneuriat où tu étais mélangé avec des élèves que tu ne connaissais pas de toute nationalité et tu avais un objectif de création de projet d'entrepreneuriat et on avait eu le prix spécial du jury franchement c'était une de mes plus belles aventures et on était c'était vraiment un melting pot de personnalités qui venaient du cinéma parce que c'est que des admis sur titre donc après un master donc cinéma, finance, éco, droit hyper intéressant hyper riche, assez complexe aussi parce que créer un projet d'entrepreneuriat en six mois à huit personnes que tu ne connais pas. C'est assez intense, mais ça avait été extraordinaire. Et voilà. Et il se trouve qu'en parallèle de mes études de droit, en parallèle de mes études de l'OM Lyon, j'ai passé le barreau que j'ai raté deux fois. Et là, je me suis dit, bon, relou. Il y a un moment, ça faisait trois ans que je faisais des concours parce que j'avais le concours d'école de commerce l'année d'avant. Donc, je n'avais pas d'été depuis trois ans. Je me suis dit, l'année suivante, je devais me marier en août et on devait décider de la date. Et le concours, c'est en août, début septembre. Ah bon, en fait, c'est bon, on s'arrête. Je vais me marier, puis on verra bien. Et ma chance, c'est qu'à l'EM, je pouvais faire tous mes stages à la fin de mes études. Tu décides un peu quand tu les fais. En tout cas, quand tu es en 1,5 sur 6. Et du coup, je me suis dit, c'est super, je vais les faire tous à la fin. Donc, en fait, j'ai commencé là à chercher des stages. J'avais commencé chez... je me souviens maintenant, chez TBWA, mais j'étais partie au bout d'un mois parce que je m'ennuyais. Après, j'étais allée chez Orange, un com corporate, et ça, c'était extraordinaire. Et c'est marrant parce que je l'ai réalisé aujourd'hui. En fait, mon premier stage, c'était, je m'occupais du Women's Forum. C'est quand même hyper drôle parce que... C'est incroyable. Incroyable. Et c'était extraordinaire. Et je travaillais dans l'équipe de Christine Albanel, qui était géniale. Et après, j'ai pu intégrer Louis Vuitton. En fait, mon objectif, c'était d'aller dans le luxe. J'ai un vrai truc avec le pouvoir du
SPEAKER_01beau.
SPEAKER_00Et du coup, je faisais du merch pour la Maro. Donc, c'était merch au sens… Je travaillais dans des équipes. C'était vraiment achat, forecast pour nos marchés.
SPEAKER_01D'accord.
SPEAKER_00Et c'était passionnant. Et en fait, j'ai eu une chance extraordinaire. C'est que j'ai eu une boss qui m'a fait confiance parce que je ne venais pas du luxe. Je crois qu'elle me demandait, tu vois, le nom du speedy en entretien. donc c'est quand même le sac iconique de Louis Vuitton. Je sais que je me suis trompée de mot. Je l'ai appelé, je ne sais pas, le Stipe, je ne sais plus, mais je m'en souviens encore. Il fallait faire énormément d'Excel et moi, ce n'était pas du tout ma formation. J'étais une formation assez littéraire et une façon de réfléchir très juridique à l'époque. Je n'avais fait que des stages en cabine d'avocat et chez Orange, mais rien à voir. Et elle m'a fait confiance. On a passé un entretien où, en fait, elle m'a fait faire des tests. Je lui disais, avec des recherches vées, j'étais là, tu ne sais pas les faire, je ne vais pas mentir. Et en fait, elle m'avait expliqué par la suite que c'était ma façon de raisonner et de poser des questions qui lui avaient fait dire que ça fonctionnait. Après, j'étais une vieille stagiaire, moi, parce que j'avais fait mes huit ans d'études. Donc, en fait, quand j'arrivais, tu vois, mais elle a été extraordinaire. Je sais que ça a été une grande chance pour moi de la rencontrer. Et ensuite, il se trouve que j'étais en enceinte pendant la fin de cette expérience chez Louis Vuitton. Et je suis partie. Et après, j'ai eu la chance pendant un an et demi de profiter de mon bébé. Chance de rêve. Et ensuite, j'ai intégré Shiseido et là, je suis restée six ans. Et j'ai eu plusieurs postes et j'ai fini en merchandising sur la zone Europe pour la marque Semiyake. Et il se trouve qu'en parallèle, notamment grâce ou à cause du Covid, j'ai commencé à écouter beaucoup de podcasts parce que Parce que, comme je te disais, moi, tous les deux ans, j'ai besoin de changer de poste parce que je m'ennuie assez vite. Et puis, une fois que je n'apprends plus, il y a un truc qui se passe dans ma tête. Il faut que je fasse autre chose. Du coup, moi, j'avais l'impression que c'était moi qui étais à côté de la plaque. Je me dis que ce n'est pas normal de s'ennuyer aussi vite. Il y en a qui restent 20 ans dans les mêmes boîtes. Cette perspective m'angoissait profondément. Alors que je comprends. C'est juste un autre mindset. Et en fait...
UNKNOWNMerci.
SPEAKER_00j'ai commencé à écouter beaucoup de podcasts qui m'ont fait me poser beaucoup de questions et j'ai commencé à enregistrer des podcasts chez moi dans ma cuisine j'avais un micro je les ai jamais publiés et je cherchais tu vois vachement le sujet ça s'appelait L'Essentiel parce que je voulais vraiment c'était vraiment une période Covid où tu avais une quête de sens pour beaucoup de monde et de qu'est-ce qui est essentiel à ta vie et de savoir si c'est matériel psychologique, si tu l'as pas encore trouvé si c'est ta famille, si c'est les voyages parce que tu sens que tu es en manque profond de mouvements et tout ça du coup mais l'essentiel c'est très vague parce que du coup tu peux en venir à parler de tout et n'importe quoi et bref et du coup j'avais ce podcast j'ai enregistré deux épisodes je ne l'ai pas sorti parce que je bossais comme un chien et j'avais deux enfants du coup à l'époque dont un enfant de deux ans plâtré à la maison c'était assez dur on s'en souvient tous c'est terrible mais à la fois j'ai bien aimé moi du coup deux En 2018
UNKNOWN?
SPEAKER_00Naissance en 2018
UNKNOWN?
SPEAKER_00Non, il est né en 2017, donc il a 2 ans et demi. Et voilà, il se trouve qu'il y a eu l'annonce d'un plan social chez Shiseido en 2020. C'est assez long, ces process de PSE. Et moi, je ne faisais pas partie des critères pour partir, mais je voulais absolument partir. Pas parce que... En fait, j'adorais ce que je faisais. Je trouvais ça passionnant. J'avais une équipe et une bosse géniale. J'avais vraiment l'impression, tu vois, de continuer de grandir. Mais je savais que ça y est, deux ans. Donc, il fallait que je change et que je fasse d'autres choses et que j'explore. Et je me suis dit, ce PSE, c'est la chance de ma
SPEAKER_01vie.
SPEAKER_00Surtout que le jour où j'apprends que le PSE est vraiment effectif, que ce n'est pas que une rumeur, j'apprends que je suis enceinte de ma fille, donc mon troisième enfant. Je dis non, mais les gars, c'est aligné, il faut que je sois dedans. Et du coup, j'ai finalement rempli certains critères. Et j'ai été soutenue par ma boss, que je trouvais génial, parce que je trouve qu'à partir du moment où tu exprimes que tu veux partir, c'est difficile après de rester. Parce que toi, tu as travaillé un projet pour partir, tu vois. Et dans un plan social, en tout cas celui qu'on a vécu, tu pouvais partir soit pour de la création d'entreprise, soit pour de la formation, soit... trouver un autre poste ailleurs et moi j'ai tout de suite pris création d'entreprise et je savais un peu ce que je voulais faire mais tout en sachant que le champ des possibles était assez large et en fait tu dois présenter un dossier et moi j'ai présenté un dossier pour la création d'une marque de joaillerie j'adore les bijoux je suis une grande grande fan et je me suis dit j'y crois après on verra tu vois et il se trouve que j'ai été prise dans le plan social et que ma chance c'est que je suis partie pour mon congé mal et que je ne suis pas revenue donc voilà et je me suis dit en fait la création d'entreprise quand tu as trois enfants sans aide financière c'est compliqué et je savais que je ne prendrais pas le risque parce que aussi je ne voulais pas que et pourtant c'est le cas mon mari supporte beaucoup plus financièrement que moi mais je ne voulais pas que ce soit encore plus une charge que je n'ai pas le chômage tu vois je trouve qu'on a une chance assez extraordinaire de pouvoir avoir cette période là le congé de six mois pour ton troisième enfin C'est extraordinaire. Et du coup, je suis partie en novembre 2021, parce que j'ai accouché en décembre 2021. Et il se trouve qu'à moi, la maternité, après l'accouchement, j'ai une sorte de bliss totale. C'est-à-dire que je me sens invincible, mais parce que j'ai des accouchements
SPEAKER_01horribles.
SPEAKER_00Ah d'accord, ok. Du coup, j'ai un truc de c'est bon, ça, j'ai failli mourir, c'est pas grave, on y va maintenant. Et tu sais, t'as un espèce d'élan de vie et rien de me semble impossible et du coup et j'ai des bébés assez cool du coup moi je transportais mes bébés je rencontrais plein d'entrepreneurs en me disant c'est cool je vais me créer une marque toutes mes copines qui sont parties c'est pour la création d'entreprise mais bon on est assez mignonne mais on travaille tout en marketing donc on travaille beaucoup en équipe on rend des comptes à des gens qui ont beaucoup plus d'expertise que nous et qui nous apprennent énormément oui donc ils nous font énormément de feedback on va se retrouver toute seule derrière nos ordi avec je me suis dit bah Moi, je sais faire des PowerPoints, des Excel. C'est génial, hein
UNKNOWN?
SPEAKER_00Mais bon, par quoi je commence
UNKNOWN?
SPEAKER_00Et du coup, j'ai commencé à rencontrer plein d'entrepreneurs parce que mon environnement personnel était fait de beaucoup de gens salariés. Ou entrepreneurs, mais plus dans le sens, dans des professions médicales ou libérales. Ce qui est assez particulier aussi. Oui, très particulier. Et du coup, j'ai commencé, j'ai rencontré d'abord une femme géniale qui s'appelle Clarisse H. qui venait de lever 12 millions et demi dans la crypto-monnaie enceinte de 9 mois et je me suis dit non seulement je ne vais rien comprendre à ce qu'elle m'a dit parce que ce n'est pas du tout mon domaine et en plus elle va me donner des conseils beaucoup trop avancés et pas du tout en fait c'est la personne qui m'a donné les conseils les plus terre à terre et les plus exécutables et je lui ai dit non mais du coup comme je pense à entreprendre elle me dit non non non tu es entrepreneur tu as décidé tu es entrepreneur vas-y fais-le joue la carte à fond vas-y
SPEAKER_01Et
SPEAKER_00ça, ça m'a beaucoup aidé à me dire, bon, OK, je joue le jeu au pire. Donc, je ne sais plus quelle était ta question. Non, non, non, c'était ton parcours. C'est parfait. Et donc, tu es partie de Shiseido. Et après, tu as eu ton dernier bébé. Ou peut-être pas, d'ailleurs. Si, si, si. Je te confirme. Et ensuite, By Colette. Exactement. Donc, en fait, moi, j'ai commencé par Business Women Paris. Ça ne s'appelait pas comme ça. D'accord. Parce qu'en fait, je réunissais des femmes, comme je te le disais, et pour mes copines aussi, entrepreneurs, c'était un groupe WhatsApp. Je leur disais, les filles, on se rejoint tous les mois et on se raconte, on en est dans le PSE parce que techniquement, c'est assez complexe. Et aussi nos boîtes. Ah, mais toi, t'as fait quoi
UNKNOWN?
SPEAKER_00Mais pour penser, tu vois, l'esthète, tu limpies, tous ces trucs-là auxquels tu ne penses pas forcément. Et on se prenait un verre tous les mois et moi, je faisais venir une entrepreneur que je rencontrais ou un entrepreneur et je me suis dit, je vais les interviewer en direct parce qu'en fait, ces gens n'ont pas le temps pour que je les un tableau deux fois. Et je trouve ça trop riche pour qu'on ne garde pas la matière, tu vois, qui se dit. Et moi, au début, je racontais ce qu'on m'avait raconté, mais tu as une déperdition d'informations qui est colossale. Puis du coup, on ne peut pas me poser de questions. Je ne peux pas répondre à la place, tu vois. Et en fait, en parallèle, il se trouve que j'ai créé Colette Lab, donc avec mon associé qui m'a contactée, en fait, en disant j'ai une marque qui existe depuis... Un peu plus. Trois ans. Mais ça fait un an et demi qu'il n'y a plus de CIO. C'est une marque de compléments alimentaires. À base de konjac. Je crois vachement au konjac. Moi, je connaissais parce que j'avais eu un diabète gestationnel. Et du coup, je ne pouvais manger plus que du konjac et plus du tout de féculents parce que c'était une catastrophe. Et... Il me dit, regarde. Et après, on en discute. Je teste les produits que je trouve extraordinaires. Surtout un. Et je dis, OK, génial, mais vu les ambitions pour la boîte et là où moi, j'aimerais le mener, je trouve qu'il faut changer beaucoup de choses, notamment d'un point de vue DA. Et moi, il fallait que je m'approprie la marque parce qu'elle avait été faite par une autre CEO. Et du coup, ma chance, c'est que mon associé, c'est un multi-entrepreneur qui avait vraiment confiance en mes skills, compétences. Et on n'a pas du tout les mêmes. Donc, à chaque fois que je lui disais, mais le marketing, mais ça c'est moi en fait vas-y c'est toi ça c'est toi et moi pour tout l'aspect financier et administratif que je ne maîtrisais pas du tout parce que première boîte je pouvais vraiment me reposer sur lui aussi et du coup on avait cette complémentarité là lui est plus associé dormant c'est à dire qu'il n'est pas opérationnel mais toujours hyper présent supportif etc donc hyper important pour moi et voilà du coup j'ai transformé en fait la boîte j'ai gardé une formule celle que qui est génial parce qu'elle était tellement parfaite et elle avait tellement conquis de clients qu'il n'y avait aucune raison de la modifier. J'en ai modifié une autre et on a coté, si tu veux, tu avais tout un passage de certains produits qui, pour moi, n'étaient pas en adéquation. Et voilà, on a relancé la boîte. Du coup, on a mis du temps à tout retravailler, travailler avec les labos, etc. Nous entourer des bonnes personnes. Et ensuite, on l'a relancé presque un an après. Et c'était le début de Colette
UNKNOWN?
SPEAKER_00et en parallèle j'avais gardé Business Women Paris qui était un podcast par mois et j'étais ma cliente numéro 1 parce qu'en fait je rencontrais des entrepreneurs et je leur posais toutes les questions que je me posais et mon audience finalement c'était aussi toutes les questions qu'elles se posaient et je le savais parce qu'en fait mon audience c'est moi donc voilà et au début c'était vraiment un side project c'était vraiment je gardais un podcast par mois je me mettais aucune pression je le partageais sur Instagram mais je regardais aucune stat voilà et ça gros petit à petit parce que j'avais des intervenantes qui partageaient aussi cette interview-là. Oui, c'est ça. Et tu t'es dit, j'adore ce côté, j'ai envie de partager aussi. C'est généreux de se dire, voilà, j'organise quelque chose pour mes copines. Et d'ailleurs, c'est marrant, tu as parlé du groupe WhatsApp, mais en fait, le groupe WhatsApp, ça devient un des nouveaux, alors qu'on n'a rien inventé de nouveau, mais moyen de créer une communauté. En fait, du coup, toi, tu as commencé à créer cette communauté il y a longtemps déjà
UNKNOWN?
SPEAKER_00Quatre, oui. Oui, c'est ça, c'est chouette. Parce qu'aujourd'hui, tout le monde te dit, il faut absolument que tu aies un groupe WhatsApp pour créer une communauté. Mais oui. Mais en fait, toi, tu l'as fait il y a déjà quatre ans avec tes copines. Et puis finalement, tu t'es dit, en fait, tout le monde pourrait bénéficier de ces conseils ou de cette interview ou de ce parcours. C'est surtout que mes copines me disaient, mais attends, j'ai une copine que tu ne connais pas, mais qui a vraiment envie de venir. Et au début, je me suis dit, OK, fine. Moi, je ne veux pas du tout le limiter. Je voulais juste que ce soit limité en nombre. Et ça, c'est un truc que j'ai gardé. Parce qu'il y a une vraie importance En fait, il y avait plusieurs choses. Déjà, je voulais qu'on puisse se parler. Moi, je suis assez introvertie et du coup, j'ai besoin de me sentir en safe place pour aller vers les autres, etc. Même si je n'ai aucune inhibition à aller parler aux gens, je trouve que je n'ai pas de problème avec ça. Mais il y a quand même ce truc de... Qui fait partie de mon cercle. Il faut une forme de confiance. Exactement, une forme de confiance. Et je trouve que quand on est trop nombreux, c'est hyper difficile d'aller vers les gens, même quand elle habite, franchement, c'est hyper intimidant. Et tu ne sais même pas comment aborder. Tu vois ce que je veux dire
UNKNOWN?
SPEAKER_00Et du coup, je voulais que ce soit très détente. Parce que je ne voulais pas... C'est idiot, mais en tant que femme, on se prend beaucoup la tête sur comment je dois m'habiller pour cet événement, je ne sais pas. Bon, je dis là, venez comme vous êtes, on s'en fout. Je voulais que ce soit hyper convivial et que ce soit qualitatif, mais sans que ce soit ostentatoire. Et ça, c'est vraiment... Mais en fait, je voulais absolument faire un truc qui me ressemble. Et moi, je me sens de la première à l'aise. Et donc, aujourd'hui, Businesswoman NPRS, parce qu'avant, tu disais que c'était un podcast par mois. Maintenant, ça évolue. Tu fais plus d'épisodes de podcast. Et tu rassembles aussi peut-être un petit peu plus souvent. Est-ce que tu peux nous parler un peu de cette transition-là aujourd'hui et de ce que c'est aujourd'hui
UNKNOWN?
SPEAKER_00En fait, ce qui était un side project est devenu mon projet principal. J'adore. Parce que je me suis éclatée dans ce que je faisais. Je pense C'est-à-dire qu'au début, d'ailleurs, on était deux à créer ce groupe WhatsApp. Et c'était notre copine collègue, slash collègue, chez Shiseido. Et je lui ai dit, en fait, laisse-moi reprendre le truc, je m'éclate trop. Et elle a été là, non, mais en fait, vas-y. Moi, ça me saoule. Ça me prend du temps. Et vas-y, si tu veux le prendre, vas-y. Et en fait, j'ai fait le truc. Et il se trouve que... je me suis vraiment épanouie et j'ai vraiment rencontré un métier et une façon de faire qui me plaisait énormément. Mais je me suis mis beaucoup de barrières pendant longtemps parce que je n'arrivais pas à trouver le BP. En fait, le business model, c'est pas un support papier, donc je ne peux pas avoir vraiment d'annonceur. J'ai eu vraiment un truc de, au fond, quelle valeur je crée. J'ai mis beaucoup de temps à trouver la valeur parce que ça en avait pour moi, mais du coup, je ne savais pas si ça en avait vraiment pour les autres. Et le fait de fédérer des gens, de les réunir, maintenant que j'ai compris la valeur que ça avait, mais ça a pris beaucoup de temps, mais moi, on m'a beaucoup appris et je pense que ça fait partie de nos générations sur la valeur très cartésienne, c'est-à-dire chiffrée. Tu vois, les métiers financiers sont d'ailleurs mieux payés que les métiers dans la com. Oui, bien sûr. Tu vois ce que je veux dire
UNKNOWN?
SPEAKER_00Je trouve que ça met, du coup, des barrières. Moi, ça a eu vraiment des barrières personnelles de me dire, en fait, la com, c'est de la com, le marketing. Tu vois, c'est de métiers assez superficiels, alors que le financier, ce qui est matérialisable, palpable, est fondamental pour la structure d'une entreprise. Alors que si tu as un BP hyper solide, un produit hyper solide, mais que tu ne communiques pas, il ne va rien se passer. C'est très intéressant, ce regard que tu poses. Je n'avais pas pensé comme ça, mais en effet... moi ça m'a tellement coûté et honnêtement c'est encore un sujet que je travaille tu vois et c'est lié à l'argent aussi je me disais mais pourquoi finalement les métiers financiers ou juridiques ou plus administratifs on va dire qui sont fondamentaux pour une boîte sont beaucoup mieux payés que d'autres métiers qui sont tout aussi fondamentaux oui considérés comme élitistes aussi je trouve exactement et moi je me souviens tu vois quand j'étais en école de commerce on me disait tu vas faire du marketing comme tout le monde que comme toutes les meufs. En fait, c'est un vrai métier, le marketing. Ça ne s'invente pas. Mais même moi, pendant un temps, j'étais là, le marketing, c'est la merde. Pardon pour cette phrase. Il ne faudrait pas la décorréler du contexte. Parce que j'en ai fait beaucoup. Mais en fait, j'étais vraiment où je trouvais qu'il y avait une catégorie de métier. Et tu vois, faire avocate, c'est beaucoup plus prestigieux. Oui, complètement. Ça donne un statut. Ça donne un statut social. Et du coup, faire des podcasts tel que certaines personnes pouvaient me le renvoyer, tu vois, comme image, c'est un peu... Ce n'est pas grand-chose finalement, tu vois ce que je veux
SPEAKER_01dire
UNKNOWN?
SPEAKER_00Donc ça, c'est un vrai travail que je continue. Mais je ne sais plus pourquoi je te disais ça. Non, non, non. On parlait de Businesswoman Paris aujourd'hui. Oui. Et du coup, en fait, il se trouve que Colette Lab a continué de grandir. J'ai expérimenté énormément de choses, mais que... Ça, on me l'a beaucoup dit et moi, je ne m'en rendais pas compte, mais parce que, comme je te l'ai dit, je suis assez dans l'action. En fait, j'ai monté deux boîtes en même temps que j'ai eu mon troisième enfant. Mais pour moi, ce n'était pas du tout un sujet. En fait, je fais parce que ça me fait kiffer aussi. Moi, j'adore travailler. Et je trouve que c'est essentiel à mon équilibre mental. Et du coup, pour moi, ce n'était pas un sujet. En plus, comme je te disais, j'avais des bébés cools. Mes enfants ont quatre ans d'écart, donc j'avais 8-4-0. En En fait, ça allait, tu vois. J'ai un mari qui prend son poste de mari et de père, même si on n'a pas les mêmes horaires, on s'arrange et parfois la charge mentale n'est pas égale. Mais ce n'est pas grave, on travaille. C'est sociétal. Mais tu vois, il y avait un truc de pourquoi est-ce que je m'interdirais, parce que je suis devenue mère, à faire ce qui me fait aussi kiffer dans la vie. Du coup, ce n'était pas un sujet, mais il y a un moment où je me suis dit que Let Lab, ça commençait vraiment prendre. Business Women Paris, ça commençait à vraiment prendre. Mes enfants, j'avais toujours envie d'être présente. Et ça aussi, tu vois, un truc sur lequel je travaille, c'est que moi, je ne fais pas partie de ces entrepreneurs qui bossent non-stop. Et pourtant, je bosse beaucoup. J'ai une vraie force de travail, mais j'ai besoin de dormir, j'ai besoin de faire du sport, j'ai besoin de faire d'autres choses. Et du coup, je me disais, mais je n'ai pas assez de temps pour tout faire. Et j'ai commencé à avoir, j'ai fait une levée de fonds en BSA, donc en Friends and Family, pour Colette Lab, dans la perspective de faire une autre levée de fonds, plus importante auprès de BA et de potentiellement de VC. Oui. Mais en fait, il se trouve qu'on était dans un contexte économique il y a un an, assez compliqué, et qui continue. Qui continue toujours aujourd'hui. Et du coup, surtout, les levées en B2C, ça a commencé à être compliqué. Les compléments alimentaires commençaient à y avoir énormément Oui, c'est vrai que le marché est assez saturé. Il y a des marques extraordinaires. Et moi, j'étais encore très seule sur mon projet. Tu vois, j'avais vraiment vécu une solitude du CEO, on va dire. Et je m'épuisais à faire tout en même temps. Et je sentais qu'en fait, j'arrivais au bout de mon aventure d'entrepreneur B2C. Tu vois ce que je veux dire
UNKNOWN?
SPEAKER_00Je vois très bien. Et créer la marque, enfin reprendre la marque, mais du coup, j'ai quand même tout remis à plat et recréé cette marque. J'avais trouvé ça extraordinaire. Créer et envisager la Strat, j'avais trouvé ça extraordinaire. Et il y a un moment où je me suis dit, dans ma levée de fonds, où j'ai une sorte d'asphyxie, tu vois. Et je n'arrivais pas à mettre des mots dessus. Et je parlais avec pas mal d'interlocuteurs et tout. Et je me suis dit, en fait, je n'y crois pas. Elle est levée de fond. Elle n'a pas à se faire. Je ne pouvais pas trop expliquer. Je suis assez intuitive, mais... Mais c'est aussi un moment extrêmement stressant. Extrêmement stressant. Challenging mentalement, physiquement. Et puis, je me sentais un peu nulle dans l'exercice parce que c'est nouveau et à la fois hyper excitant. Moi, j'adore... Le challenge. Challenger les chiffres. Enfin, tu vois, et rationaliser un peu tout ce que tu fais, poser une structure. Et on m'a posé plein de questions, évidemment, dans ma levée. Donc, tu sais, ça te challenge en permanence. Et à un moment, je me suis dit, bon, en fait, je crois que je crois que c'est plus ma place donc il faut que je trouve un CEO et moi je peux faire d'autres choses et bref en fait je me suis posé beaucoup de questions j'ai mis beaucoup de temps aussi à l'accepter ça parce que je trouvais ça très dur j'avais fait une levée en Friends and Family j'avais extrêmement peur de décevoir ouais même si je sais que tu vois tu rationalise en fait on sait que quand tu lèves enfin quand tu lèves les gens savent qu'ils prennent un risque et ceux qui ont investi dans ma boîte savaient mais quand même t'as un truc oui oui tu te sens redevable tu te sens redevable et c'était pas du tout l'ego c'était plus de me dire je veux pas les décevoir parce que je les ai fait aussi rentrer dans ma boîte et parce que tu fais les choses bien ouais j'ai un peu le syndrome d'abonnée et aussi parce que je les ai fait rentrer dans ma boîte parce que c'est eux que je voulais euh que j'ai eu leur confiance et que là je peux mettre à plat leur confiance et ça je trouve ça très dur parce que c'est des gens que on se rend pas compte c'est facile de faire du friends and family alors qu'en fait c'est presque le plus difficile parce que c'est des gens que tu connais bien que t'as pas envie de décevoir où il y a un attachement émotionnel c'est pas facile et c'est des gens que moi en tout cas que j'ai choisi parce que je les admire et qu'ils pouvaient m'apporter énormément et voilà et du coup ça, ça a été une transition assez difficile. Et de me dire aussi, il y a un moment, je voulais continuer de faire croître Business Women Paris.
UNKNOWNEt...
SPEAKER_00Et du coup, tu vois, je me suis posé plein de questions. J'avais commencé à faire des masterclass en faisant intervenir des experts, à faire plein d'événements, mais du coup, trop parce que je me fatiguais. Et je me suis dit, bon, il y a un moment où il faut mettre à plat, il faut choisir. Et aussi dans cette quête de garder de la joie dans ce que je fais. Parce que je trouve que Business Women Paris, tu vois, c'était vraiment un projet kiff au début. Je faisais ce que j'avais envie de faire. Je ne me mettais aucune barrière parce qu'en fait, je me disais, au pire, mon podcast, il n'est pas écouté. Oui, c'est ça. T'as pas trop d'enjeux. Et en fait, j'ai eu un truc au moment où c'est devenu professionnel, où j'étais tellement stressée que ça devienne un sujet pro, que tu vois, tous les enjeux, même financiers que ça pouvait engager, que j'ai perdu la joie. Et pareil pour Colette Lab, j'ai eu ces étapes-là. Et je me suis dit, en fait, je ne deviens pas entrepreneur pour être, pas triste, mais dans un stress permanent ou d'oublier pourquoi je fais tout ça, parce qu'il y a une vraie mission Oui, oui. Et ça, je l'ai... De toute façon, l'entrepreneuriat, tu bosses constamment sur ça. Oui, bien sûr. Il faut être bien suivi. Mais voilà, je suis désolée, je pars un peu dans tous les sens. Non, non, c'est très intéressant justement parce que cette question, est-ce que tu viens de dire deux choses. Déjà, moi, je me reconnais beaucoup dans ce que tu dis parce que je pense que souvent, les entrepreneurs ont tendance à prendre un sujet qui les passionne ou qu'ils aiment faire et se dire, est-ce que je peux en faire quelque chose
UNKNOWN?
SPEAKER_00Est-ce que je peux en faire une boîte
UNKNOWN?
SPEAKER_00Et c'est ce qui s'est passé avec moi en tout cas pour la méditation. Je me suis dit, ça me fait tellement bien. est-ce que ça peut devenir aussi mon business finalement
UNKNOWN?
SPEAKER_00Et c'est vrai que par moments, et c'est pour ça aussi que j'ai fermé le studio, c'est que cette partie-là du projet ne me donnait plus de joie. Et donc, ce n'est pas facile, c'est comme dans un couple, de garder la flamme tout le temps, même avec tes amis, tout ça. Il faut entretenir ces choses-là, il faut savoir se poser et avoir la justesse d'esprit de se dire, cette chose ne me nourrit plus. Qu'est-ce que ça veut dire
UNKNOWN?
SPEAKER_00Tu as une intuition très fine, tout ce que tu dis, tu as su écouter la levée de fond, etc. Tout le monde n'a pas ça, tout le monde... ne s'autorisent pas à se remettre en question en se disant là, je ne vais plus aller dans cette décision. Et du coup, l'autre chose qui me fait penser à ça, c'est en tout cas, ce qui éveille ma pensée quand tu parles, c'est la partie sur donner de la joie et la santé mentale. Je pense que ce podcast aussi, j'aime bien pouvoir parler des moments honnêtement où c'était plus difficile. L'entrepreneuriat, ce n'est pas fait pour tout le monde. Tout le monde n'a pas les épaules. Tu l'as bien, je trouve, mis en lumière. Toi, tu es passée du salariat à l'entrepreneuriat. Est-ce que tu as traversé, justement, tu as mis un petit peu le doigt dessus, mais ces périodes, est-ce que tu peux nous en parler où c'était plus sombre, où c'était plus dur
UNKNOWN?
SPEAKER_00Comment est-ce que tu as fait pour te sortir de ça
UNKNOWN?
SPEAKER_00Oui. J'en ai eu plein. J'en ai eu plein. Enfin, je n'ai pas eu plein, j'en ai eu plusieurs. Cette phase-là d'accepter, de renoncer à Colette Lab, déjà parce que je voyais que la levée de fond n'irait nulle part. Et de comprendre que ce n'était pas moi le problème non plus. Et aussi, tu vois, quand je... Il y avait vraiment cet aspect économique qui est comme ça, c'est conjoncturel. Mais je me disais aussi, je dois être au maximum. Parce que si on investit sur un CEO, sur une personne, tu vois. Je me disais, en fait, on investit sur moi. Si je ne suis pas à la hauteur, parce que je n'ai plus envie d'être à la hauteur, je n'ai pas le droit de leur faire ça. Ce n'est pas juste, tu vois. Et c'était vraiment moi, il fallait que je me sente aussi pleinement alignée avec... ce que j'allais transmettre. Mais il y a un point que tu as soulevé qui est hyper intéressant sur l'intuition. C'est-à-dire que moi, je suis une personnalité très intuitive, mais j'ai beaucoup tué mon intuition parce que j'avais besoin de le rationaliser. Et c'est ma numérologue qui m'a dit ça, que j'adore, qui fait de la business numérologie. Je crois que j'ai rencontré Anna, non
UNKNOWN?
SPEAKER_00C'est devenu une amie, je l'adore. Elle m'a dit, en fait, le propre de l'intuition, c'est que tu ne peux pas le rationaliser et que tu ne peux pas l'expliquer. et ça m'a vachement ouverte à ce que c'était l'intuition et que c'était une vraie force que c'était parfois difficile de l'écouter mais en vrai on sait en vrai de vrai on sait et parfois on le réalise après et on sait tôt souvent même franchement on le sent et il y a des petits freins des petits warnings et on rationalise pardon mais en fait ce projet sur le papier il est extraordinaire les gens sont extraordinaires Mais toi, ça ne résonne pas. Mais tu vas quand même. Au final, tu le sais. Tu le sais dès le début. Et ça, je trouve que c'est... hyper important de suivre l'intuition. Et du coup, ça, ça a été une phase très dure pour moi, qui a duré longtemps. Parce que d'abord, j'ai mis du temps à l'accepter. Sur l'acceptation, parce que ça veut dire que tu acceptes d'être vulnérable, tu acceptes de renoncer. Et moi, je ne l'ai pas du tout vécu comme un échec. Attention, c'est-à-dire que quand j'ai... Moi, j'adore l'échec. Donc, quand j'ai décidé de finir mettre fin à Colette Lab ça a été un soulagement pour moi parce que je savais que c'était vraiment ce qu'il fallait faire à ce moment là et c'était ok oui mais ça veut pas dire que c'est facile c'est pas parce que c'est pas un échec que c'est facile et du coup déjà moi j'ai dû l'accepter après j'ai dû le dire et je voulais surtout pas qu'on me dise oh mais ma pauvre non non en fait tout va bien tu vois et j'imagine que tu l'as vécu ouais ouais complètement je comprends complètement ce que tu dis et surtout et après il a failli le dire surtout à mon associé j'étais terrorisée alors que que c'est une personnalité géniale, qui est extrêmement juste et extrêmement rationnelle. Et du coup, quand je lui ai expliqué les tenants, les aboutissants, etc., évidemment qu'il a compris. Maintenant, quand j'y pense, évidemment, c'est une personne intelligente. Mais ça n'a été pas facile. Et surtout, après, il s'est passé un temps où j'ai quand même essayé de revendre la boîte et de trouver des solutions. Et après, elle a annoncé à mes friends and family qui avaient investi et ça ça a été un moment dur pour moi parce que en fait moi je l'avais accepté je l'avais processé mais le fait de l'annoncer je me suis dit bah c'est bon en fait tu vois maintenant c'est bon je l'ai accepté je vais le dire et puis voilà bah en fait non pas du tout j'avais oublié que c'était un peu un coup final et que là c'était un peu le coup de messue et je me souviens d'avoir parlé notamment mon cousin ma cousine et mon cousin qui ont investi et qui m'avait dit qu'ils sont plus âgés que moi, qui ont beaucoup vécu d'autres choses, qui ont dirigé des boîtes, qui ont entrepris beaucoup, qui investissent dans des boîtes. Du coup, on se recule là, tu vois. Et qui m'ont dit, mais en fait, ça n'enlève rien à ta valeur. Et ça, ça m'a... Mais encore aujourd'hui, tu vois. Ça me fait encore un truc, tu vois. Ça m'a bouleversée. En fait, ça ne change pas qui tu es. Et ça m'avait... En fait, ça m'avait... Ça m'a bouleversée et... Est-ce que ça touchait, je pense, quelque chose sur lequel je n'arrivais pas à mettre le doigt
UNKNOWN?
SPEAKER_00Et je me suis dit, j'ai une chance. Ils ne m'en ont pas voulu. En plus, ils m'ont fait des compliments. Mais quelle maïsculité, quelle bienveillance. Mais en fait, c'est aussi pour ça que je les ai choisis. Parce que je savais. Ça m'émeut beaucoup ce que tu racontes. J'ai l'air en mesure. On est hyper sensibles ensemble. Je devrais en faire de la boîte de moutarde. C'est trop mignon, je trouve ça génial. Et surtout, je savais que ce n'était pas pour me faire plaisir qu'il me disait ça, s'il le pensait vraiment. Et surtout, il m'avait rappelé que c'est... ça ça ne te résume pas et que il y a tellement d'autres choses dans la vie qui font qui tu es que c'est pas grave après on essaie de finir au mieux de faire des choses bien mais en fait ça je crois qu'ils ont pas douté de moi là dessus et je crois pas les avoir trop déçus c'est bien mais du coup ça ça m'a bouleversée et j'ai mis du temps après mais je l'ai vraiment gardé pour moi c'était vraiment précieux pour moi ces mots là et ça a été hyper important et du coup ça ça a été tu vois une période pas sombre du début à la fin parce que ça a pris beaucoup de temps tu vois plusieurs mois mais vraiment c'était douloureux par moments et à la fois des apprentissages extraordinaires pour moi tu vois et voilà non c'était très bien merci beaucoup d'avoir partagé ça merci je pense que ça peut être vraiment utile d'entendre ça parce qu'on associe beaucoup notre valeur à la valeur de notre boîte et en fait non, ça n'a rien à voir. Et bon, ma boîte n'a jamais été mon bébé. J'ai trois bébés. Moi j'avoue, ça a été un peu mon bébé et je pense que c'est ça qui a été un peu le problème sur une partie. Mais bon, ça, on n'en parlera pas ici. On en parlera après pour un café tous les deux. Non, mais ce qui est quand même admirable, c'est que tu portes beaucoup de choses. On porte beaucoup de choses nous en tant que femmes, dans tous les rôles que l'on porte. Après, tu disais quelque chose de intéressant, que t'as pas l'impression aussi nécessairement peut-être de porter tout ça parce que t'as beaucoup de joie à endosser tous ces rôles dans ta vie, tu t'as choisi ça et t'en as besoin pour ta santé mentale tu disais aussi, je sais que tu médites aussi un petit peu, Olivia qu'est-ce que c'est pour toi la méditation, en tout cas ta façon de méditer à quoi ça ressemble
UNKNOWN?
SPEAKER_00Alors en fait moi comme je te le disais je suis une introvertie mais je fais un métier qui est beaucoup dans les relations humaines donc il y a un moment où il faut vraiment que je recharge mes batteries Et j'ai besoin de silence, de calme et aussi de ne pas être... comment dire, happé par, tu vois, des mails, tu vois, les éléments extérieurs. C'est ça que je cherchais. Mais vraiment rien. Et du coup, moi, je me lève tôt le matin. L'autre jour, j'ai dit ça à une copine, j'ai dit ça fait vraiment la connasse de base. Le Miracle Morning. Le Miracle Morning, c'est un de mes livres préférés. Je l'ai lu quatre fois. Et à chaque fois que je le lis, je retiens des choses différentes. Je l'adore. Oui, et puis il faut le faire à sa sauce. Exactement. Oui, d'ailleurs, pendant un temps, je l'ai fait de manière un peu mécanique et c'est assez idiot mais enfin tu perds un peu le pourquoi tu fais ça et du coup moi je me lève tôt le matin et en fait parce que j'ai trois enfants et que je suis du matin et qu'il faut absolument que je me lève avant eux et mes enfants sont du matin donc si je me lève pas tôt j'ai pas de temps pour moi et en fait moi j'ai besoin de ce temps le matin pour ma façon de méditer bah déjà je médite vraiment de manière je mets pas beaucoup de temps en timer, on va dire. Mais c'est vraiment un moment un peu sacré. J'ai cette place sur mon canapé, tu vois. J'ai une bougie ou alors un... Comment ça s'appelle? Oui, très bien. Palo Santo selon mes envies j'utilise beaucoup la marque Agua Sagrada j'en ai entendu parler de ma copine Julia Moules qui est géniale et qui m'aide vraiment à me concentrer c'est une odeur d'une huile holistique qui est extraordinaire et du coup je me mets sur mon canapé pour m'aider à me concentrer parce que je suis beaucoup dans la projection de ce que je vais faire aujourd'hui il faut que je fasse ça et j'ai oublié parce que comme tu dis on me porte beaucoup en tant que femme et la charge mentale est un peu en ébullition du coup je fais de la respiration la cohérence cardiaque parce qu'en fait ça me force déjà à compter donc en fait je suis concentrée pendant quelques minutes sur ma respiration et je n'en attends rien de spécial tu vois ce que je veux dire je l'ai vraiment désacralisé cette méditation
SPEAKER_01là
SPEAKER_00et dans le sens où il faut vraiment que ce soit un moment et parfois j'arrive
SPEAKER_01pas
SPEAKER_00et parfois j'y arrive plus que je pensais y arriver et parfois j'en ai d'autres bien sûr bien sûr et après ce que je fais beaucoup c'est que j'écris le
SPEAKER_01matin
SPEAKER_00et ça pour moi c'est une forme de méditation complètement de concentration et j'écris au stylo ok donc ça c'est vraiment j'ai plein de carnets ah t'as plein de carnets oui j'ai vu ton carnet my little pony j'en ai plein j'adore je trouve ça trop bien mais en effet alors déjà deux choses que t'as dit qui me touchent beaucoup la première c'est que tu médites avec des odeurs et en fait les odeurs, c'est une de nos mémoires les plus profondes. Et c'est vraiment une très belle façon de méditer. Et je trouve que souvent, les gens, quand ils pensent à la méditation, ils ne pensent pas à l'aspect sensoriel. En fait, être présent, à l'instant présent, c'est être présent avec tous ses sens. Il y a le livre de John Kabat-Zinn, « Coming back to your senses », « Revenir à ses sens », c'est ça, en fait, la méditation. Je trouve qu'en tout cas, dans ta vision, tu es vraiment complètement en équation avec la mienne. Et c'est chouette parce qu'on peut s'autoriser à méditer de manière différente, en respirant une odeur. Et là, Deuxième chose que tu disais, mince, j'ai oublié. Attends, rappelle-moi, tu disais là... Sur comment je fais pour méditer
UNKNOWN?
SPEAKER_00Oui, la deuxième partie, tu disais que tu faisais ça. Ah oui, le journaling. Le journaling, c'est très chouette parce que ça nous permet de nous... d'enlever... En fait, dans notre esprit, on produit à peu près 60 000 pensées par jour. Beaucoup de pensées négatives et notamment ce qu'on appelle les pensées parasites que tu contrôles peu. Et le fait de poser ça sur le papier... c'est très très bon pour toi parce que c'est quelque chose que tu ne vas pas somatiser si tu l'as posé ailleurs et au moins tu l'as déposé tu sais que tu as eu cette pensée et tu peux passer à autre chose et c'est un super moyen je trouve de prendre soin de sa santé mentale d'écrire et de méditer et évidemment la cohérence cardiaque moi j'adore, on en a d'ailleurs beaucoup sur l'app The Bloom Space mais c'est super pour réussir à se recentrer, à rééquilibrer son système nerveux donc super merci pour tous ces tips en tout cas c'est génial la cohérence cardiaque on m'a dit il faut en faire plusieurs fois dans la journée honnêtement j'y arrive pas c'est pas facile on fait ce qu'on peut mais après tu peux faire une autre pratique tu peux boire ton café en pleine conscience tu vois tu peux faire ces choses là tu peux avoir une conversation en pleine conscience tu peux écouter de la musique ou juste marcher sans distraction ouais bah ça ça j'adore alors moi je marche beaucoup alors souvent j'ai un podcast ou de la musique oui voilà bon là du coup c'est plus difficile mais du coup c'est plus difficile mais l'autre jour j'ai juste marché je trouve quand il fait beau ou t'apprécies tu vois t'es à côté des tuileries avec ton bureau c'est génial et surtout le sport le sport c'est vraiment méditatif le sport c'est méditatif et c'est complémentaire mais les cours de sport parce que quand tu fais du sport toute seule ton petit vélo il se remet en route sauf que tu dois vraiment te concentrer mais je trouve que tu vois moi le pilates les moments où je me dis je fais du pilates réformeur et les moments où je me dis attends mais j'ai pas fait ça et l'alarme et le tu sais les trucs débiles toutes ces pensées parasites en fait je me dis t'as une heure concentre toi là dessus parce que parce que de toute façon déjà tu peux tomber si tu n'es pas concentrée et en plus tu t'es décidé à faire ça donc sois là et après de toute façon il ne va rien se passer tu ne peux rien faire, tu n'as pas ton téléphone fais ton sport et moi j'ai une phrase que je me répète souvent je ne sais plus qui l'avait lu je pense sur Instagram on ne regrette jamais de faire une séance de sport jamais tu vas te dire j'étais moins bonne mais jamais tu vas te dire j'aurais jamais dû faire
SPEAKER_01ce sport tu vois ok parenthèse sauf si la musique
SPEAKER_00était nulle oui non mais même je suis sûre que tu regrettes pas ouais non mais c'est sûr parce que tu t'es mis en mouvement et puis t'es fière de toi tu vois t'as créé une dopamine et ça je me dis bon même si parfois t'es bad mood t'es fatiguée tu sens que tes abdos c'est pas le moment t'as tes règles ton machin t'es moins bonne quoi bah en fait tu te dis pas ah non mais j'aurais jamais dû tu te dis ok je l'ai fait c'est cool je l'ai fait quand même j'étais pas dans mon canap à ruminer c'est vrai c'est C'est vrai, bravo. C'est une très bonne transition. Est-ce qu'il y a une phrase autre que celle-là que tu gardes à l'intérieur de toi ou qui te porte tous les jours
UNKNOWN?
SPEAKER_00qui t'aide à se motiver ou une phrase que tu as entendue et tu te dis ça c'est bon ça en fait il y en a plusieurs et je switch selon mon humeur il y en a une que j'aime beaucoup en anglais qui est discipline is the highest form of self
SPEAKER_01love
SPEAKER_00parce que moi je suis une personne assez disciplinée dans le sens où j'aime bien que ce soit cadré tu vois je trouve ça ça m'aide beaucoup à structurer et Mais parfois, c'est dur d'être disciplinée. Et en fait, je sais que la discipline... En fait, la discipline au sens large, ce n'est pas au sens labeur. Tu vois, c'est au sens de dire faire ton sport ou continuer à méditer, même si ce matin, tu as juste envie de rester au lit et de bouffer des tartines. Tu vois ce que je veux dire
UNKNOWN?
SPEAKER_00En fait, tu sais que c'est pour toi que tu le fais. Et je trouve que parfois, bien sûr qu'il faut s'accorder des moments. Tu es épuisé, tu ne vas pas faire ta séance de sport parce que ça n'aurait aucun sens. Mais de se dire que la discipline, c'est global et que ce n'est pas juste une fois et ce n'est pas de l'acharnement sur toi. en fait c'est pour toi que tu le fais donc c'est de l'amour propre c'est cultiver son amour propre et ça je trouve ça difficile l'amour propre l'amour propre c'est pas facile en effet et la discipline c'est pas facile la discipline te mène à une forme d'amour propre je suis d'accord avec toi et c'est pas facile mais à la fois en fait c'est assez salvateur d'avoir une discipline parce que déjà tu penses plus trop ça fait partie de ton quotidien tu sais ce que ça t'apporte Il faut garder un peu de recul sur ce que tu mets dans ta discipline, mais c'est une vraie forme de liberté parce que là où tu as ta discipline, sur le reste du temps, ça laisse place à ta créativité. Tu vois ce que je veux dire
UNKNOWN?
SPEAKER_00Tu compartimentes plus et ta discipline, si elle participe à ton bien-être personnel, c'est extraordinaire, c'est une chance. Et tu disais que tu as une deuxième phrase
UNKNOWN?
SPEAKER_00Attends, je l'ai oubliée du coup. Non, mais en fait, en ce moment, c'est un peu lié parce parce que c'est sur l'amour propre. Et du coup, je suis beaucoup sur cultiver mon amour propre. Oui, très bien. Parce que je trouve ça très difficile. J'ai un livre pour toi. C'est quoi
UNKNOWN?
SPEAKER_00Sharon Salzberg. Comment s'ouvrir à l'amour bienveillant. Elle est incroyable. Je prends. Elle est incroyable. En fait, c'est... Je trouve que c'est lié à plusieurs choses, la confiance en soi, qui est très difficile. Moi, j'ai peu confiance en moi et c'est un vrai travail. J'apprends que la confiance en soi, ce n'est pas tout le temps, c'est parfois. C'est universel. Et que ce n'est pas parce que tu n'as pas confiance en toi que tu ne peux pas garder ton amour propre. Et ça, je trouve ça difficile. Parce que... C'est là où tu remets en jeu ta valeur. Et comme on porte beaucoup ici en tant que femme, tu fais beaucoup pour les autres. Oui, bien sûr. Est-ce que tu penses vraiment à ce qui, toi, t'apporte
UNKNOWN?
SPEAKER_00Parce que faire pour les autres, ça peut t'apporter énormément. Moi, c'est quelque chose qui m'apporte beaucoup. Mais il faut garder quand même ce curseur. Est-ce que tu es toujours à ta place
UNKNOWN?
SPEAKER_00En méditation, on dit qu'il y a les trois cercles concentriques de l'attention que ça commence toujours par toi et que ce n'est pas égoïste. Et il y a cette phrase qu'on dit avec l'ONU souvent, on ne peut pas nourrir un puits vide. Tu ne peux pas te nourrir d'un puits vide. Et donc forcément, il faut que tu remplisses ton puits avec tous les trucs qui te font kiffer, mais aussi tous les trucs qui te nourrissent. Et ça peut être aussi d'aider les autres de te nourrir toi. Mais avant de faire ça, déjà prendre soin et ensuite les autres et ensuite son environnement. Mais c'est un travail pour tout le monde. C'est un travail pour moi aussi. Et puis c'est mouvant. Et quand tu es maman aussi de tendance à mettre tout le temps les autres et moi j'adore recevoir j'adore nourrir les autres j'ai un côté vraiment j'ai besoin de donner à manger aux gens je sais pas ça me nourrit de l'intérieur quand les gens repartent de chez moi ils ont tellement mangé ils sont trop bien ils ont le sourire je suis trop contente vraiment j'ai réussi ma mission mais c'est marrant parce que je trouve que oui je suis d'accord avec toi sur les enfants où il y a vraiment quelque chose de tourner vers l'autre et Et on a une culpabilité facile en tant que mère de se dire, en fait, là, ce temps que j'ai là, je suis allée, je ne sais pas, faire un truc qui me fait kiffer, peu importe ce que c'est. Je n'étais pas avec mes enfants. Et je trouve que c'est difficile de trouver cet équilibre entre... En fait, on parle du prisme famille-travail. En fait, il y a toi au milieu. Et effectivement, si tu ne te nourris pas toi, c'est impossible de donner. Mais c'est... C'est... vu parfois comme étant égoïste complètement mais je crois que les choses sont en train de changer surtout aussi avec la nouvelle génération j'ai l'impression qu'ils comprennent qu'il faut prendre soin de soi et que la santé mentale aussi c'est un vrai sujet aujourd'hui avec les réseaux et je trouve que moi ce que je me rappelle souvent c'est que c'est mouvant donc c'est pas parce que ça ça te convient à un instant T tu vois moi il y a un moment j'adore recevoir et bah là je le reçois plus du tout bah oui moi aussi j'ai pas la place tu vois ça me demande trop de charge mentale rien que de penser à un menu je panique et du coup et à la fois tu vois tu transformes un peu la façon dont tu te positionnes selon ce que tu fais et je trouve que l'entrepreneuriat te force en fait ça te prend tellement d'énergie et t'apprend tellement sur toi constamment qu'il y a un moment où tu ne peux plus tout faire en même temps exactement et ça ça participe à la solitude de l'entrepreneur d'ailleurs ça c'est vrai c'est un vrai sujet la solitude de l'entrepreneur à la fois quand t'es seule tu vas plus vite mais quand t'es plus nombreux tu vas plus loin et bon la solitude mentale le fait d'avoir personne qui peut te challenger et te dire partagez le poids le fardeau j'ai deux dernières questions pour toi la première c'est tu viens d'être nommée ministre de la santé et du travail, si tu le souhaites, qu'est-ce que tu mets en place
UNKNOWN?
SPEAKER_00Je te donne une baguette magique. Qu'est-ce que tu mets en place
UNKNOWN?
SPEAKER_00Santé et travail
UNKNOWN?
SPEAKER_00Santé et travail, oui. Trop bien, j'adore. Parce que tu es entrepreneur et aussi podcast sur la santé. Déjà, alors, c'est une phrase que mes grands-parents me disaient tout le temps. J'adore. Le travail, c'est la santé. Donc, on crée un dom, vous voyez le lien. Et Non, mais en fait, je trouve que c'est hyper important de partager cette valeur travail aux enfants. Parce qu'en fait, à l'école, on assimile beaucoup le travail aux mauvaises notes, aux notes d'une manière générale. au bien ou au mal. Tu vois ce que je veux dire
UNKNOWN?
SPEAKER_00Tu as réussi ou tu as raté. Et ça, moi, je trouve ça très dur parce que tu as le droit de ne pas avoir compris, tu vois, et d'échouer. Ça, ce n'est pas grave d'échouer. C'est hyper important. C'est même plutôt sympa. Comme ça que tu apprends. Exactement. Et du coup, tu vois, moi, mes enfants, tous petits, vers 3-4 ans, ils m'ont dit « Maman, pourquoi tu travailles
UNKNOWN?
SPEAKER_00» Et moi, je leur ai dit « Parce que j'adore
SPEAKER_01ça,
SPEAKER_00je m'éclate. » Et ma fille, elle a 4 ans, donc c'est facile, tu vois. Il y a un an, elle m'a posé la question. Elle m'a dit « Mais moi aussi, j'adore travailler Génial, en fait. Parce que si tu prends du plaisir dans ce que tu fais, même si tu as des périodes hyper dures dans ce que tu fais, dans ton travail, que ce soit salarié ou entrepreneur, tu te rappelles pourquoi tu le fais. Parce que c'est une vraie force et c'est une vraie valeur de travailler pour toi, pour ton cerveau, pour tes muscles, pour tout. Du coup, je pense qu'il faudrait l'inculquer très jeune que... Le travail, c'est fondamental et que. Je crois que le travail paye et je crois que ça dépend pas d'une note. Et je crois qu'on peut échouer très longtemps ou beaucoup avant que ça paye, mais que ça t'apporte forcément quelque chose. Et tu vois, mes enfants, je leur dis un truc, surtout le grand 12 ans, c'est un peu la bataille parce qu'à 12 ans, tu n'as plus trop envie de faire tes devoirs. Ça commence. Et en fait, tu vois, je leur dis, tu as une mauvaise note parce que tu n'as pas compris ou parce que l'exercice, tu es passé à côté. Ce n'est pas grave. Par contre, tu as une mauvaise note parce que tu n'as pas travaillé. Là, on en reparle. Oui, exactement. Oui, bien sûr. Et je trouve que tu peux remédier au fait de je n'ai pas compris. Oui, il faut accompagner. Oui. et puis en fait ça veut dire que soit on t'a expliqué d'une manière que tu comprends pas mais si t'as travaillé derrière et que tu penses avoir compris que t'as tout fait mais qu'il y a un truc qui s'est passé c'est pas grave en fait tu vas comprendre maintenant et suis la correction et si tu veux on refait ensemble et puis ce sera même plus un sujet c'est super intéressant ce que tu dis alors il y a deux choses il y a en effet la valeur du travail il y a aussi le mindset qui va avec pour les accompagner et récemment je suis allée au Japon et j'ai appris qu'au Japon il y avait le taux de chômage le plus bas du monde et que le travail c'est une valeur tellement importante au coeur de la société japonaise que c'est une honte d'être au chômage chose qui n'est pas du tout le cas en France et les gens sont prêts à reprendre un travail juste parce que ça leur apporte aussi quelque chose tu vois tu contribues à la société il y a vraiment quelque chose qui est beaucoup plus fort alors c'est dur parce que du coup tu n'as pas de chômage ou tu as genre un ou deux mois de chômage c'est vraiment très court mais du coup ça crée un dynamisme dans la société où t'as plus de job disons que tu bossais je sais pas chez Shiseido tout d'un coup tu te retrouves à la rue et tu vas peut-être devenir un babysitter ou tu vas faire autre chose ou tu vas bosser dans un magasin mais tu es en mouvement et ça c'est fort c'est très fort mais l'action en fait c'est ce qui t'amène à tout ce que tu veux dans la vie il ne faut pas se dire ah non mince en fait je pense qu'ils ont cette idée dans le travail de grade mais que ce n'est pas si grave mieux vaut travailler plutôt que d'être au chômage parce que du coup tu n'as plus de strates tu n'as pas de sommetier Exactement. Tu n'as pas de sous-métier et c'est super important. Et tout ce que tu fais, c'est valoriser. Oui. Il faut qu'on reprenne le goût et ça. Je pense que le fait d'être dans l'action. Oui. Et tu sais, une fois, on m'a posé une question d'une personne pas entrepreneur, évidemment. Tu vas comprendre. Parce que c'était au début, tu vois, où je créais ma boîte et effectivement, je ne me versais pas de salaire. Oui. On m'a dit, si tu ne te verses pas de salaire, je ne comprends pas pourquoi tu fais tout ça. Et je suis restée. En fait, ça m'a vachement choquée parce que vraiment, je me suis questionnée après. Et pour moi, ça ne s'explique même pas en fait. Parce que le travail Oui. Mais ce n'est pas du labeur, le travail. Oui. J'adore travailler. Et il n'y a pas un jour où je me lève le matin et où je sais que je dois faire ça, ça, ça, ça, où je me dis, mais cauchemar. J'ai cette chance extraordinaire, tu vois. Mais je pense que c'est une façon de voir le travail. Et c'est comme ça qu'on m'a éduquée aussi, tu vois. Oui, moi aussi, vraiment. Je pense que c'est aussi générationnel. Oui, complètement. Il ne faut pas l'oublier. Mais tu sais, même les études, tout ça. Mais toi, tu l'as dit à tes enfants. Moi aussi, je l'ai dit à mes filles. qu'un seul moyen de travailler, c'est de lancer sa boîte. C'est drôle. Parce qu'on est tous les deux entrepreneurs. Donc, elles se disent, nous, on va lancer notre truc. Et moi, mes filles, elles m'ont dit, nous, on veut bosser chez Bloom. Donc, elles sont trop contentes. Venez, mes filles. J'adore. C'est trop chou. Et je trouve ça génial. Je ne veux pas que les enfants pensent qu'on travaille juste pour leur acheter des cadeaux. Ah oui, non, non. Oui, oui, c'est ça. C'est très intéressant. Il y a des parents qui peuvent répondre ça parce que c'est comme ça qu'on paye. C'est vrai. C'est comme ça qu'on paye les vacances, qu'on paye les cadeaux, qu'on paye le dîner. Oui. On leur a dit que c'est comme ça que la société marche. Oui, et ce n'est pas faux. Mais en fait, je trouve que si on peut aller chercher quelque chose d'autre, la vie est plus belle. C'est ton podcast essentiel, le premier. Oui, exactement. C'est ça, en fait. Et tu sais que là, on va… Mon Dieu, on pourrait parler pendant trois heures, mais une crise du sens dans sa vie. Et ça, les gens ne sont pas prêts, mais avec l'IA, ça va exploser. Parce qu'en fait, l'IA fait tout pour toi. Et donc, toi, qu'est-ce que tu peux faire
UNKNOWN?
SPEAKER_00Quelle est ta valeur ajoutée dans la société
UNKNOWN?
SPEAKER_00Alors, bien sûr, on va se réinventer. mais il faut qu'on se mette sur ce sujet-là. Moi, je pense qu'on en croit sur plusieurs, des crises comme ça dans nos vies, sur le sens. Le Covid nous a forcé à chercher le sens. Et là, l'IA, je suis d'accord. Et ça nous permet vite de remettre en place. Et tu vois, on en parlait au début des relations humaines. Ça, l'IA, malheureusement, tu peux mourir de solitude. Oui, c'est clair. Attends, ça me donne une très bonne transition. Mourir de solitude, et en même temps, je me dis, attends, avant de mourir de solitude, est-ce que tu pourrais répondre à cette question
UNKNOWN?
SPEAKER_00Si ce soir, tu pouvais inviter trois personnes à dîner, qui seraient ces personnes
UNKNOWN?
SPEAKER_00Tu n'as pas de limite spatio-temporelle. Tu peux inviter des personnages fictifs, des personnes qui existent, qui ont existé. Des personnages, je ne sais pas. Tu peux inviter Madonna, tu peux inviter qui tu veux. Et qu'est-ce que tu leur fais à manger
UNKNOWN?
SPEAKER_00Tu as compris que je reçois plus beaucoup en ce moment
UNKNOWN?
SPEAKER_00Je peux dire des personnes décédées
UNKNOWN?
SPEAKER_00Bien sûr. Alors moi, j'adorerais inviter mes grands-parents à manger. Parce que ça fait très longtemps que je ne les ai pas vus, malheureusement. Non, mais en fait, mes grands-parents maternels, parce que mes paternels, je les ai très peu connus, donc je n'ai pas trop de souvenirs. Et aussi... Trois, c'est dur. Allez, quatre. Je ne les fais que pour toi. J'inviterais. Tu vas me prendre pour une folle. J'inviterais aussi ma cousine... Celle qui m'a beaucoup poussée en entrepreneuriat, malheureusement, elle est aussi décédée. Et en fait, c'est fou, mais c'est des personnes qui reviennent beaucoup dans mes pensées. Beaucoup, beaucoup, beaucoup. Et Céline Dion. Je peux. Bien sûr, tu as réussi à avoir des places. Ma soeur m'a offert une place. Combien
UNKNOWN?
SPEAKER_00Moi aussi, tu vois quelle date
UNKNOWN?
SPEAKER_00Je ne sais plus. Attends, je te dis. Je crois le 25. Moi, j'y vais le 7 octobre. J'ai trop hâte. Trop bien. J'ai trop hâte. Mais je l'adore. Moi aussi. Moi, j'étais vraiment fan d'elle quand j'étais petite. Moi aussi. Et on se moquait un peu de moi. Mais je ne sais pas. Parce qu'elle est hyper ringarde, en fait. Mais bien sûr. Mais en fait, maintenant, qui se bat pour avoir les places
UNKNOWN?
SPEAKER_00Évidemment, les gars. Vous n'avez rien compris. On savait déjà la trend. On devrait avoir les places en fonction de notre niveau de fanitude, tu vois. Non, mais en plus, je trouve que c'est une personne hyper inspirante. Moi, je la trouve assez géniale. Hyper inspirante. Et je la trouve drôle. Elle est très drôle. Elle est très drôle. Oui, c'est une battante. Et ça, c'est un truc qui t'inspire, quoi. Oui. En français, en anglais. Elle a une valeur travail. Oui. Moi, tous les gens qui m'entourent et que je... Oui, c'est vrai. On ne m'entoure pas encore, mais... Las Vegas, il faut le faire. En réalisant ce qu'elle a fait. Et ça, j'aime beaucoup. Elle pourrait nous chanter des petits trucs pendant le dîner. Ma cousine, c'est elle qui m'a vachement poussée dans le podcast. Elle était entrepreneur. Elle avait créé sa marque de robe de mariée. C'est elle qui m'a organisé mon mariage. Elle m'avait vachement poussée en me disant si tu fais les choses, fais-les à fond. c'est à dire tu vois c'était le moment où je me disais est-ce que j'achète deux micros parce que ça se trouve mon podcast va en faire deux elle me dit tu t'en fous achète tes deux micros fais le truc bien et tu verras et d'ailleurs c'est avec elle que j'avais enregistré mon premier podcast mais je ne l'ai jamais publié parce que malheureusement elle est décédée soudainement après et je trouve que ça appartient à sa famille et j'adorerais lui dire alors t'en penses quoi enfin vraiment je sais qu'avec elle je pourrais avoir des super discussions sur là où j'en suis etc et mes grands-parents parce que C'était des entrepreneurs aussi. Ils ont vécu la guerre aussi, donc des moments difficiles. Et après, ils ont très bien vécu. Ils ont construit leur vie, tu vois. C'est beau. Et j'adorerais avoir leurs conseils. Et je trouve qu'en fait, ce qui est horrible avec les grands-parents, c'est qu'on les perd trop tôt. Parce qu'en fait, quand on est petit, on ne se rend pas compte. On n'a pas les discussions, on n'a pas leur recul. Ils ne peuvent pas nous raconter leur vie comme ils nous les raconteraient à 40, 50, 60 ans. Mais moi, j'adorerais en fait aujourd'hui redire, mais attends mamie, mais toi, comment tu fais Et là, qu'est-ce que tu penses de ce que je fais
UNKNOWN?
SPEAKER_00Parce que quand tu penses, tu vois, à comment eux ont vécu leur vie. Donc, en fait, mes grands-parents étaient commerçants. Ils ont créé leur... leur marque, dans la fourrure. Donc, c'est plus trop à la mode. Mais ils avaient créé leur boutique. Ma grand-mère avait sa boutique dans le cuir. Ils avaient leur boutique côte à côte. Ils géraient. Ils bossaient tous les deux. Trop mignon. Mon grand-mère a bossé jusqu'à ses 90 ans, je pense. Ma grand-mère s'est arrêtée un peu plus tôt, mais elle a bossé toute sa vie en élevant ses trois filles. Et d'ailleurs, ma boîte s'appelle Colette Lab, mais c'est le prénom de ma grand-mère, Colette. C'est fou, c'est le prénom de ma grande-tante et le deuxième prénom de ma fille.
UNKNOWNAh ouais ?
SPEAKER_00Et en fait, j'ai créé Connette Lab au moment où elle est décédée. Elle avait 100 ans et demi. Ça compte les demi à cet âge-là. Ça compte
UNKNOWN?
SPEAKER_00Incroyable
UNKNOWN!
SPEAKER_00Et elle m'a beaucoup inspirée et j'aurais bien aimé avoir son avis et même un peu ce recul sur la vie. Et maintenant, j'ai plein de questions à leur poser que je n'avais pas en tête au moment où j'étais plus jeune et où tu avais moins besoin, entre guillemets. Et ça, j'aimerais bien... J'aimerais beaucoup, beaucoup... C'est un peu un de mes rêves. Et d'ailleurs, c'est marrant, je vais te raconter un Le truc, c'est que quand j'ai décidé d'arrêter Colette Lab, je me posais plein, plein, plein, plein de questions. Après, c'est un peu perché. Et en fait, il y a deux nuits, du coup, je ne dormais pas très bien sur cette période. Et il y a une nuit où j'ai décidé, j'ai rêvé de ma cousine, justement. C'est l'une qui me prenait un hébra et qui me disait, vas-y. Tu sais, c'est ces rêves où tu es convaincue que c'était arrivé. Elle me dit, vas-y, c'est bon, lâche. Et la deuxième nuit, j'ai rêvé de ma grand-mère. Moi, je pense que c'est les vigiles, ça. Ouais. Ouais. Non, mais c'est vrai. Ouais. Enfin, j'y crois beaucoup. Et en plus, il se trouve que je ne suis pas du tout catholique. Et du coup, il se trouve qu'en fait, j'ai réalisé après, c'est une copine catholique qui m'a fait remarquer qu'en fait, c'est la nuit où j'ai rêvé de ma cousine, c'était le 5 mars, c'était la Sainte Olive, donc Olivia. Et le lendemain, c'était la Sainte Colette. C'est la nuit où j'ai rêvé de ma grand-mère. Quand même. C'est quand même fou. Ouais. Il y
SPEAKER_01a
SPEAKER_00des trucs qu'il ne faut pas chercher. Et du coup, elle ne se trompe pas. Et en fait, en ce moment, je je pense beaucoup à eux parce que j'aimerais bien, j'adorerais avoir cette discussion. Donc bref, voilà. Ils sont très fiers de toi. J'espère et je serais trop contente. Vraiment, ce n'est pas du tout macabre pour moi. Bien sûr. Moi, j'ai perdu mes deux grands-pères, mais j'ai la chance d'avoir encore mes deux grands-mères. Et en effet, je me souviens petite d'avoir écouté tous les récits de mes grands-parents, de la guerre, mais aussi mes autres grands-parents paternels. Ils n'ont fait que la guerre d'Algérie. Donc, il y avait vraiment toute cette histoire familiale hyper riche des deux. J'ai encore déjeuné avec ma grand-mère qui écoute tous les épisodes de podcast. Donc Mamie, tu vas entendre, elle va être trop contente que je l'avance. C'était trop sympa de déjeuner avec elle hier et je me suis un peu pincée de me dire quelle chance de pouvoir être avec ma grand-mère. Et de pouvoir échanger, tu vois, avec eux. Je trouve que c'est une chance folle. Oui, parce qu'ils voient la vie différemment et ils nous apportent tellement de sagesse. Et dont on a besoin, je trouve, à certaines périodes de nos vies, tu vois. Plus on grandit. Je vais me mettre à parler à la fin de cet épisode. Non
UNKNOWN!
SPEAKER_00C'était tellement génial de t'avoir avec nous sur le podcast, Olivia. Merci, c'est trop sympa. C'est une de mes conversations préférées. Donc, merci infiniment pour ton temps. Je suis trop contente. Et merci de m'avoir invitée. Franchement, je suis hyper honorée. Avec plaisir.
UNKNOWNMais non, mais avec joie.
SPEAKER_00Tu rigoles. Merci beaucoup et à bientôt. Merci.